TÉHÉRAN (Tasnim) – Le ministère iranien des Affaires étrangères a souligné que les attaques de représailles menées par le pays contre les bases et les installations américaines dans la région revêtaient un caractère purement défensif.
Dans un communiqué publié mercredi, le ministère a rejeté les tentatives de la Ligue arabe visant à présenter les actes de représailles de la République islamique contre les intérêts américains dans la région comme des attaques délibérées contre des États de la région.
Cette prise de position fait suite aux accusations portées contre l’Iran dans la déclaration finale de la 166e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe.
Le ministère a réaffirmé la « politique de bon voisinage fondée sur des principes » de l’Iran, soulignant l’importance de renforcer la convergence régionale et d’éviter les positions provocatrices.
« La République islamique, tout en respectant le droit international, a pris les mesures défensives nécessaires pour préserver sa sécurité nationale et ses intérêts », a-t-il déclaré.
Le ministère a en outre soutenu que la sécurité dans le golfe Persique et le golfe d’Oman devait être assurée grâce à la coopération entre les États riverains et sans ingérence étrangère.
Il a déclaré que l’Iran était prêt au dialogue et à la coopération avec les pays de la région afin de renforcer la confiance mutuelle, d’instaurer une sécurité durable et de promouvoir le progrès économique dans toute l’Asie occidentale.
La déclaration a par ailleurs rejeté les accusations portées par la Ligue arabe contre l’Iran concernant une ingérence dans les affaires des États de la région, tout en réaffirmant la souveraineté de l’Iran sur les dans le golfe Persique.
Elle a décrit ces trois îles comme faisant partie intégrante du territoire iranien, rejetant toute affirmation contraire et rappelant que cette souveraineté reposait sur des documents historiques, l’exercice continu de la juridiction souveraine et les principes établis du droit international.
« La répétition d’allégations infondées dans des déclarations politiques ne changera en rien les réalités géographiques, historiques ou juridiques concernant ces îles », a déclaré le ministère.