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Dans le sud humide et froid de l’Ukraine, les chars ne sont pas les armes décisives pour l’issue de la guerre… (photo d’illustration)


Ralph Bosshard

Alors que la politique mondiale se trouve pour ainsi dire dans une salle d’attente, dans l’attente des orientations politiques des prochaines semaines, voire des prochains mois, la guerre en Ukraine pourrait donner lieu, sur le terrain, à des faits accomplis qui détermineront l’évolution de la situation à plus long terme. La fenêtre d’opportunité est ouverte tant que les conditions météorologiques restent favorables à l’utilisation d’armes à distance, notamment les drones. Les belligérants se montrent donc très actifs, ce qui se répercute à son tour dans la guerre de l’information menée dans les médias occidentaux.

Ces dernières semaines, la politique internationale traverse une phase de transition au cours de laquelle tous les acteurs ont les yeux rivés sur un seul épicentre : les prochaines élections de mi-mandat aux États-Unis. L’enjeu est bien plus important pour l’entourage du président américain Donald Trump que pour lui-même. L’équipe gouvernementale de Trump subit une pression politique intérieure massive pour produire des résultats tangibles en matière de politique étrangère. La résolution rapide du conflit qu’il avait promise lors de la campagne électorale s’est enlisée dans les méandres de la réalité géopolitique. L’administration Trump pourrait désormais répercuter la pression qu’elle subit elle-même sur les belligérants afin de les contraindre à accepter un cessez-le-feu.

Mais du côté adverse, la dynamique va à l’encontre de ces espoirs. Sous une pression intense, les dirigeants de Kiev tentent d’améliorer sensiblement leur propre position de négociation avant d’éventuelles discussions imposées. Chaque offensive, chaque gain de terrain doit servir de monnaie d’échange pour le jour où le soutien de l’Occident pourrait s’effriter.

À Moscou, en revanche, règne un calme froidement calculé. Les récentes élections à la Douma en Russie – indépendamment de la question de savoir si les résultats ont été manipulés ou non – sont utilisées par le Kremlin comme une démonstration de la stabilité de l’État (1). Vladimir Poutine se trouve dans une situation confortable sur le plan de la politique intérieure et peut se permettre le luxe d’attendre que même des échecs militaires partiels se dissipent, sans être contraint par des pressions sociales ou politiques à prendre des mesures drastiques. Il peut adopter une stratégie défensive et attentiste. Poutine va désormais parier sur le fait que Trump s’énervera et que Moscou fera des concessions importantes en échange d’un accord rapide. Mais si Trump devait devenir, après les élections de mi-mandat, le proverbial « canard boiteux », la Russie aura la patience d’attendre la prochaine génération de responsables politiques américains (2). Moscou se contentera alors de dialoguer avec ceux qui souhaitent reprendre le flambeau de Trump. Au Kremlin, on peut rester serein.

L’Europe dans le vide

Tandis que les superpuissances manœuvrent, l’Europe occidentale se montre politiquement aussi incapable d’agir que rarement auparavant. L’Allemagne est en proie à une profonde instabilité politique : l’avenir du gouvernement dirigé par le chancelier Friedrich Merz est en suspens. La dernière tentative du gouvernement fédéral d’exploiter politiquement un mystérieux incident survenu à l’aéroport de Leipzig-Halle afin de démontrer sa force sur la scène intérieure s’est soldée par un échec (3). Il en résulte un énorme déficit de crédibilité qui paralyse la capacité d’action de Berlin sur la scène internationale.

La France, quant à elle, vit l’agonie de l’ère Macron qui touche à sa fin. Le président français, isolé sur le plan intérieur, cherche encore à se mettre rapidement en avant sur la grande scène à la fin de son mandat. Avec une fermeté ostentatoire et des apparitions chargées de symbolisme, il tente de se présenter comme le leader fort de la Grande Nation et comme le précurseur de l’Europe – un sursaut théâtral qui manque toutefois de soutien en termes de realpolitik. Actuellement, il promet à ses partenaires d’Europe de l’Est un substitut français au bouclier antimissile américain, désormais criblé de failles. Ce faisant, Macron détourne toutefois l’attention du fait que ni lui, ni aucun autre président français après lui, ne peut céder à ses alliés le pouvoir de décision concernant l’utilisation des armes nucléaires françaises, pas plus que les présidents américains ne peuvent céder celui concernant les armes américaines. Et puis, il resterait encore quelques problèmes techniques à résoudre : les bombardiers furtifs F-35, que plusieurs États européens ont acquis dans le cadre du programme de partage nucléaire pour servir de vecteurs aux bombes atomiques américaines, ne sont pas en mesure de larguer des armes nucléaires françaises (4). Les modifications nécessaires à cet effet devraient être approuvées, ironiquement, par le président des États-Unis.

Annonces grandiloquentes et réalité des tranchées

Si l’on examine la carte de la situation militaire, on constate un écart considérable entre le récit médiatique et la réalité dans les tranchées. L’opération ukrainienne « Vivaldi », largement saluée, s’est révélée, à y regarder de plus près, n’être qu’une avancée limitée. Dans la région de Lyman, un groupement ukrainien de la taille d’une division a lancé une attaque sur une largeur d’environ 20 kilomètres, ne pénétrant toutefois que d’environ 3 kilomètres dans les lignes ennemies. Ce que la presse occidentale salue comme une grande percée ne correspond, sur le plan opérationnel, qu’à ce que l’on a pu observer presque quotidiennement du côté russe ces derniers mois. L’objectif principal des Ukrainiens semble être ici la rivière Zherebets, qu’ils souhaitent utiliser comme ligne de défense topographiquement favorable pour l’hiver. Cela vise à empêcher, ou du moins à retarder, la tentative de la Russie de contourner par le nord la ville de Sloviansk (Slawiansk), d’importance stratégique.

Opération Vivaldi, attaque des Forces armées ukrainiennes près de Lyman / Source : Live UA Map, compléments de l’auteur (5)

La guerre de l’information autour de ce secteur bat son plein. Ces derniers jours, les deux camps ont publié des vidéos présentées comme des preuves, censées attester de la présence de leurs propres troupes dans les villages autour de Lyman. D’un côté comme de l’autre, on recycle sans doute, comme par le passé, d’anciennes images d’archives. Le fait est que Lyman n’a jamais été aux mains des Russes ces derniers temps ; les informations faisant état d’un prétendu retrait des troupes russes de la ville relèvent sans doute de la propagande.

La situation s’avère bien plus menaçante pour l’Ukraine sur d’autres tronçons du front. Au sud-ouest de la ville de Zaporijia, les forces russes mènent une manœuvre d’encerclement à grande échelle dans le but d’encercler la ville d’Orikhiv/Orikhov. Pour ce faire, un groupement de la taille d’une division est déployé tant au sud qu’à l’ouest. Actuellement, les deux pointes d’attaque se trouvent encore à environ 15 kilomètres l’une de l’autre. Dans cette course contre la montre, il n’est pas certain que l’encerclement complet puisse être mené à bien avant que les premières pluies d’automne, puis la neige fondue hivernale, ne rendent impossible le déplacement des chars et du matériel lourd en dehors des routes goudronnées. L’alternance, typique de la région, entre gelées légères et redoux entravera considérablement toutes les opérations au début de l’hiver. Si les Russes parviennent toutefois à remporter la victoire ici, ils se créeront une base de départ idéale pour une attaque ultérieure directement à la périphérie de Zaporijia.

Situation dans la région d’Orikhiv/Orikhov / Source : Live UA Map, compléments de l’auteur (6)

La situation est également alarmante dans la région de Chasiv Yar – Kostyantynivka : dans ce secteur, d’importantes forces ukrainiennes sont complètement coupées de leurs lignes de ravitaillement depuis des semaines. Une résistance organisée n’est pratiquement plus perceptible. Les formations russes contournent déjà la ville d’Oleksiievo-Druzhkivka des deux côtés et devraient tenter de se regrouper à Malotaranivka, à la périphérie sud de Kramatorsk. Les pointes d’attaque ne se trouvent plus qu’à 7 et 10 kilomètres respectivement de ce point de regroupement.

Situation dans la région de Kostiantynivka – Kramatorsk / Source : Live UA Map, compléments de l’auteur (7)

Certes, les combats dans ce terrain densément urbanisé peuvent encore durer des semaines, mais les conditions météorologiques ont bien moins d’influence sur l’avancée des troupes au milieu des ruines urbaines qu’en terrain découvert.

La guerre dans les airs et au sol : des zones tampons pour la Russie ?

La situation est également difficile dans le nord et dans le Donbass, où de nouveaux revers se profilent pour les forces armées ukrainiennes : dans la région de Velykyj Burluk, à l’est de Kharkiv/Kharkov, un encerclement opérationnel se dessine. Au moins une grande unité ukrainienne risque ici d’être encerclée et anéantie.

Dans la guerre aérienne et celle des drones, de nouveaux développements, explosifs tant sur le plan politique que militaire, se dessinent. Les forces armées ukrainiennes intensifient leurs attaques contre la ligne ferroviaire reliant Mozyr, en Biélorussie, à Briansk, en Russie – du côté russe de la frontière, soit dit en passant. L’intention derrière cela est claire : il s’agit d’interrompre le flux de produits pétroliers provenant de la raffinerie biélorusse de Mazyr/Mozyr vers la Russie (8). Apparemment, le président ukrainien Volodymyr Zelensky hésite explicitement à attaquer directement le territoire biélorusse, afin de ne pas entraîner Minsk de plein fouet dans le conflit en tant que partie belligérante active. Les protestations ukrainiennes, qui durent depuis des semaines, concernant l’utilisation des réseaux de téléphonie mobile biélorusses pour contrôler des missiles et des drones russes dans l’ouest de l’Ukraine n’ont porté aucun fruit et n’ont pas atténué la pression (9).

Dans ce contexte, il est intéressant de noter un déploiement massif de troupes russes et peut-être nord-coréennes au sud de Briansk. Les indices se multiplient selon lesquels ces formations seraient chargées d’occuper une zone tampon destinée à sécuriser l’artère vitale que constitue la ligne ferroviaire Mozyr-Briansk. Les Russes envoient ainsi un signal clair : ils considèrent que les unités actuellement déployées le long du front en Ukraine sont suffisantes en nombre et peuvent se permettre de mobiliser des forces fraîches pour de nouvelles opérations.

Situation dans le nord-est de l’Ukraine ; zone tampon à la frontière ? / Source : Live UA Map, compléments de l’auteur (10)

Il est possible que la Russie s’attelle, dans les prochaines semaines, à occuper une zone tampon le long de l’ensemble de la frontière avec l’Ukraine. À cette fin, les Russes pourraient avancer jusqu’aux abords de Soumy et de Kharkiv et envahir la partie nord de l’oblast de Tchernihiv/Tchernigov depuis la région de Briansk. Les attaques massives contre les ponts sur le Dniepr/Dnipro à Kiev indiquent qu’ils souhaitent isoler cette zone de l’ouest de l’Ukraine en guise de préparation (11).

Parallèlement, le recul temporaire des activités des drones ukrainiens soulève des questions : s’agit-il d’une mise de côté délibérée de ressources en vue d’une offensive de grande envergure, concentrée et coordonnée, ou est-ce le signe d’une pénurie aiguë de drones et de missiles de croisière ? Quelle qu’en soit la cause, les Ukrainiens se privent ainsi de l’opportunité militaire d’entraver à long terme, par des attaques systématiques, la reconstruction des infrastructures endommagées dans l’arrière-pays russe.

De son côté, la Russie intensifie ses frappes aériennes en redéfinissant ses priorités. Les attaques russes visent spécifiquement les installations de télécommunications ukrainiennes, les instituts techniques de l’industrie de l’armement ainsi que les dépôts d’armes à longue portée occidentales. Ces frappes précises révèlent sans ménagement les profondes lacunes et l’épuisement de la défense aérienne ukrainienne. De plus, le port d’Odessa est manifestement complètement fermé. Pour l’économie de guerre ukrainienne, cela soulève une question existentielle : comment exporter les produits agricoles récemment récoltés alors que la voie maritime est bloquée, les voies terrestres étant trop peu performantes et également soumises aux bombardements ?

Kiev n’est pas la seule à s’inquiéter actuellement du fait que l’armée russe cherche apparemment à augmenter la portée de ses missiles à courte portée et de ses missiles de croisière de type « Iskander » (12). Comme l’espace aérien au-dessus du site d’essais de missiles russe de Kapustin Yar a été fermé sur une vaste zone au même moment, les craintes grandissent que Moscou ne prépare en coulisses une riposte stratégique massive à l’aide de missiles balistiques.

La mise en scène de Wadephul à New York

Alors que les morts continuent de s’accumuler sur le champ de bataille, les canaux diplomatiques tournent au ralenti ou se livrent à des manœuvres tactiques dissimulées. Les rencontres « Track Two » semi-officielles à Bakou, auxquelles ont participé des personnalités allemandes de premier plan telles que le politicien du SPD Matthias Platzeck et son homologue de la CDU Ronald Pofalla, ainsi que les diplomates suisses chevronnés Tim Guldimann et Thomas Greminger, sont connues depuis des mois. Les informations concernant ce voyage étaient apparemment si précises que des journalistes allemands se sont spécialement rendus à Bakou pour rechercher les membres de la délégation – et les ont trouvés dans un restaurant (13). Ces entretiens auraient pu être organisés de manière plus discrète si on l’avait voulu.

Pendant ce temps, l’impasse règne au plus haut niveau. À New York, des pays tiers auraient facilité, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, une rencontre entre le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, et son homologue russe, Sergueï Lavrov. Bien que les deux parties soulignent toujours, pour la forme, leur volonté de dialogue, les discussions n’ont abouti à aucun résultat (14).

Une question posée par le groupe parlementaire de l’AfD au Bundestag portait déjà sur les missions de Bakou. En y répondant officiellement pour nier toute participation à ces missions, le gouvernement fédéral s’est exposé à la critique selon laquelle il ne serait pas intéressé par une solution pacifique à la guerre en Ukraine, et s’est ainsi mis lui-même sous pression. Le fait que des pays tiers, tels que la Turquie et certains États du Golfe, auraient poussé Wadephul à New York à s’entretenir avec Lavrov a constitué pour ce dernier une bonne raison d’accepter cet entretien. La gestion de son image en était la véritable raison. Wadephul cherchait sans doute avant tout à contrer les reproches formulés par une partie de la population allemande et de l’opposition, selon lesquels le gouvernement Merz ne manifestait aucun intérêt pour une solution diplomatique au conflit. Lavrov l’a bien compris – et a réagi en conséquence avec colère.

On a l’impression que, pour certains acteurs, le tapage médiatique autour des rencontres de Bakou et de New York tombait plutôt à point nommé, afin que leurs propres démarches exploratoires, bien plus discrètes, passent inaperçues dans l’ombre de ce brouhaha médiatique. Il se peut que certains cercles de l’establishment berlinois préparent déjà en coulisses une politique étrangère entièrement nouvelle pour l’ère post-Merz et post-Wadephul. Dans les semaines à venir, de nouvelles occasions de contacts informels et discrets se présenteront à Vienne et à Minsk.

Les accusations virulentes que le ministre des Affaires étrangères Wadephul lance régulièrement à l’encontre de Moscou – notamment le prétendu refus total de la partie russe – semblent de toute façon vaines. Tant que Berlin poursuivra lui-même la stratégie officielle consistant à améliorer la position de négociation de Kiev principalement par des livraisons d’armes toujours nouvelles, la rhétorique diplomatique des deux côtés restera une pure politique de façade, sans volonté de compromis.

Perspectives : un hiver rigoureux pour l’Ukraine

Les perspectives pour les mois à venir ne sont guère réjouissantes. La saison de transition pluvieuse commencera d’ici quelques semaines déjà et laissera ensuite place à l’hiver typiquement humide et froid du sud de l’Ukraine. Avec la boue et les températures basses, le front se figeront en grande partie à la fin de l’automne. Ce n’est qu’en janvier ou février que l’on peut s’attendre à de véritables vagues de froid et à un gel persistant et profond, qui gèleront le sol suffisamment pour permettre à nouveau des mouvements militaires d’envergure en dehors des routes revêtues. Les hivers humides et froids du sud de l’Ukraine rendront également plus difficiles les opérations de drones.

La bataille décisive de cet hiver ne se livrera toutefois pas uniquement dans les tranchées du Donbass, mais aussi dans l’arrière-pays ukrainien. L’état des infrastructures critiques du pays est extrêmement fragile après les attaques russes incessantes. Les entreprises qui fournissent des services essentiels – électricité, chauffage urbain, approvisionnement en eau et assainissement – sont notamment au bord de l’effondrement. Si les températures descendent durablement en dessous de zéro, l’Ukraine risque de connaître une épreuve humanitaire et infrastructurelle dont l’issue pourrait influencer la dynamique politique de l’ensemble du conflit au printemps 2027 bien plus massivement que n’importe quelle opération militaire.

Remarques :

  1. Laut den offiziellen Angaben der Zentralen Wahlkommission errang die Partei „Geeintes Russland (ER)“, welche den Kurs der Regierung Putin uneingeschränkt unterstützt, ca. 59% der abgegebenen Stimmen. Weiter werden die Kommunistische Partei (KPRF, ca. 13,8% der Stimmen), die LDPR (Liberaldemokratische Partei, 9%) und die Partei „Nowyje Ljudi“ (Neue Leute, 8%) in der Duma vertreten sein. Eine unabhängige Wahlbeobachtung fand nicht statt. Eine Wahlbeobachtermission der Organisation für Sicherheit und Zusammenarbeit in Europa (OSZE) war gar nicht erst eingeladen worden. Siehe „Russian Federation continues to violate international commitments in a worrying pattern failing to invite OSCE observers to parliamentary elections“ auf der Homepage des OSCE Office for Democratic Institutions and Human Rights, 06.08.2026, online unter https://odihr.osce.org/odihr/667020. Exilrussen und europäische Denkfabriken schlussfolgerten auch ohne Fakten, dass das Fehlen unabhängiger Augen gezielt genutzt geworden sei, um die Wahlen zu manipulieren. Siehe „Duma-Wahl in Russland: Kreml-Partei erhält Rekordzahl an Parlamentssitzen“, bei tagesschau.de, 21.09.2026, online unter https://www.tagesschau.de/ausland/asien/wahlergebnis-duma-russland-100.html. Die Deutsche Welle titelte gar „Keine Überraschung: Putins Partei gewinnt Wahl in Russland“, bei Deutsche Welle, 21.09.2026, online unter https://www.dw.com/de/russland-parlamentswahl-duma-wladimir-putin-geeintes-russland/a-79350176, obwohl Wladimir Putin offiziell parteilos ist. Er ist kein Mitglied einer politischen Partei. 
  2. In der US-Politik wird ein Politiker oder eine Politikerin als „Lame Duck“ (lahme Ente) bezeichnet, wenn die Amtszeit bald endet, aber der Nachfolger oder die Nachfolgerin bereits gewählt oder bestimmt ist. Im weiteren Sinn beschreibt der Begriff Amtsträger, die sich in einer Phase politischer Schwäche befinden, weil ihre Macht und ihr Einfluss stark schwinden.
  3. Siehe „Drohnenanschlag am Flughafen. Spur führt direkt zu russischem Geheimdienst GRU“, bei Mitteldeutscher Rundfunk, 13.09.2026, online unter https://www.mdr.de/nachrichten/deutschland/politik/ermittlungen-anschlag-russischer-geheimdienst,drohne-leipzig-122.html. Vgl. „Versuchter Anschlag am Flughafen Leipzig/Halle. Entschlossenes Vorgehen gegen hybriden Angriff“, auf der Homepage der deutschen Bundesregierung, 04.09.2026, online unter https://www.bundesregierung.de/breg-de/aktuelles/reaktion-angriff-leipzig-2451522. Lennart Pfahler, Ibrahim Naber, Alexander Dinger, Richard Holmes: Putins Helfer. Die Spur des Leipzig-Drohnenanschlags führt zu diesem Mann, bei Die Welt, 02.10.2026, online unter https://www.welt.de/politik/deutschland/plus6abe10aa056c45024e212722/russland-die-geheime-gru-operation-die-deutschland-und-europa-ins-visier-nimmt.html. Vgl. eine abweichende Darstellung, welche Bezug auf die deutsche Innenpolitik nimmt, von Kate Connolly: Leipzig airport attack fallout exposes Germany’s deepening divide over Russia, bei The Guardian, 02.09.2026, online unter https://www.theguardian.com/world/2026/sep/02/leipzig-airport-attack-fallout-lays-bare-germanys-polarisation-on-russia. 
  4. Zur Geschichte der nuklearen Teilhabe siehe „Nukleare Teilhabe“ bei Atomwaffen A bis Z, online unter https://www.atomwaffena-z.info/glossar/n/n-texte/artikel/5cf90cc292a8c970f6cb5efc1b365c74/nukleare-teilhabe.html. Völkerrechtliche Beurteilung: Wissenschaftliche Dienste des Deutschen Bundestages: Nukleare Teilhabe und Völkerrecht, Sachstand WD 2 – 3000 – 089/08, 28.08.2008, online unter https://www.bundestag.de/resource/blob/702548/6fb86fa9f93b5ba418250061ea7d1b2e/WD-2-089-08-pdf-data.pdf. Eine aktuelle Beurteilung der deutschen Beteiligung: „Die nukleare Teilhabe in der NATO“, auf der Homepage des Bundesministeriums für Verteidigung, 14.06.2021, online unter https://www.bmvg.de/de/aktuelles/die-nukleare-teilhabe-in-der-nato-5093218. Zur Kritik daran siehe u.a. Rolf Mützenich: Nukleare Teilhabe – ein überholtes Konzept, auf der Homepage der Sozialdemokratischen Partei Deutschlands, online unter https://www.rolfmuetzenich.de/publikation/nukleare-teilhabe-ueberholtes-konzept. Vgl. auch Otfried Nassauer: Nur eine Frage der Verfügungsgewalt? Die neue NATO-Strategie, der Nichtverbreitungsvertrag und die Nukleare Teilhabe, bei Berlin Information Center for Transatlantic Security, März 2000, online unter https://www.bits.de/public/researchreport/rr00-2.htm. Vgl. „Die Rezepte des Kalten Kriegs funktionieren heute nicht mehr“, bei Global Bridge, 07.03.2023, online unter https://globalbridge.ch/die-rezepte-des-kalten-kriegs-funktionieren-heute-nicht-mehr/. 
  5. Siehe Live UA Map, online unter https://liveuamap.com/en/time/30.09.2026. 
  6. Ebd.
  7. Ebd.
  8. Die Raffinerie Mozyr/Mazyr arbeitet derzeit unter Vollauslastung im Schichtbetrieb. Sie verarbeitet im Auftrag russisches Rohöl aus der Druschba-Pipeline direkt zu Benzin und Diesel für den russischen Markt. Die Kraftstoffexporte nach Russland haben sich vervielfacht, zeitweise um das 25-fache. Am 23. Juli 2026 hat der Rat der Europäischen Union die Raffinerie Mazyr offiziell auf seine Sanktionsliste gesetzt. Siehe Charles Kennedy: Belarus Refineries Post Decade-High Profits Amid Russia’s Fuel Crisis, bei Oilprice.com, 09.09.2026, online unter https://oilprice.com/Latest-Energy-News/World-News/Belarus-Refineries-Post-Decade-High-Profits-Amid-Russias-Fuel-Crisis.html. Vgl. „Lukaschenkos Doppelspiel: Belarus will nicht kämpfen – aber kräftig an Moskaus Krieg verdienen“, bei Tages Anzeiger, 02.06.2026, online unter https://www.tagesanzeiger.ch/belarus-ueber-500-betriebe-in-russische-kriegsmaschinerie-eingebunden-568595415010. Insofern gleicht Lukaschenkos Vorgehen jenem von Friedrich Merz und anderen. 
  9. Die entsprechenden Berichte in westlichen Medien beruhen im Wesentlichen auf Mitteilungen der ukrainischen Nachrichtendienste. Eine unabhängige Quelle aus Vietnam: Báo Tin Tức: Ukraine accuses Belarus of supporting Russian drone strikes deep into western Ukraine, bei Vietnam.vn, 19.09.2026, online unter https://www.vietnam.vn/en/ukraine-cao-buoc-belarus-ho-tro-uav-nga-tan-cong-sau-vao-mien-tay. Aus Polen: Maria Kamińska: Belarus reportedly reactivates signal relays used by Russian deep-strike drones, bei TVP World, online unter https://tvpworld.com/95464238/belarus-reactivates-signal-relays-used-by-russian-drones-to-strike-deep-inside-ukraine. Völkerrechtlich ist die Nutzung von Fernmeldeeinrichtungen durch Kriegführende auf dem Gebiet neutraler Staaten primär durch das Haager Abkommen von 1907 über die Rechte und Pflichten der neutralen Mächte und Personen im Falle eines Landkriegs geregelt. Die Regelung basiert auf einer strikten Unterscheidung zwischen der Errichtung neuer militärischer Infrastruktur, welche verboten ist, und der Nutzung bereits bestehender, öffentlich zugänglicher Kommunikationsnetze, wie sie heutzutage Mobiltelefon-Einrichtungen darstellen. Ob Russland seit Februar 2022 neue Anlagen in Belarus errichtete, ober bestehende nutzt, ist nicht abschließend geklärt. Neutrale Staaten sind gemäß Haager Abkommen grundsätzlich nicht verpflichtet, die Nutzung vorhandener Telegrafen-, Telefon- oder Funkanlagen durch Kriegführende zu untersagen, unabhängig davon, wem diese gehören. Die Ukraine könnte aber Gleichbehandlung und damit die Nutzung für Angriffe gegen russisches Territorium fordern. Siehe grundsätzlich dazu Evelyne Schmid: Neutralität im Völkerrecht: freiwillig, kooperativ, keine Waffenlieferungen, bei De Facto, 28.05.2025, online unter https://www.defacto.expert/2025/05/28/neutralitaet-im-voelkerrecht-freiwillig-kooperativ-keine-waffenlieferungen/. Das sogenannte Tallinn Manual 2.0 des NATO-Cyber-Abwehrzentrums versucht das bestehende Völkerrecht auf den Cyberraum anzuwenden und widerspiegelt die Rechtsauffassungen des Westens. 
  10. Siehe Live UA Map, online unter https://liveuamap.com/en/time/30.09.2026
  11. Grundsätzlich sind Pfeiler, Brückenbögen und Widerlager diejenigen Bauteile einer Brücke, die ein Angreifer treffen muss, um deren definitive Zerstörung herbeizuführen. Die Lage dieser Bauteile und die Präzision von Abstandswaffen und Fliegerbomben machten ein solches Vorhaben bisher schwierig. Allerdings könnten lange anhaltende Napalm-Brände an tragenden Bauteilen nachhaltigen Schaden anrichten, weil Temperaturen von mehreren hundert °C die Festigkeit von Beton reduzieren. Möglicherweise versuchen die Russen genau dies in den nächsten Tagen. 
  12. Siehe Philine Ehmler: Iskander-1000-Rakete. Angriffe auf Kiew: Russland erhöht die Reichweite, bei Focus.de,  28.08.2026, online unter https://www.focus.de/politik/ausland/mit-einer-um-160-kilometer-erweiterten-reichweite-feuern-die-russen-erstmals-ihre-neue-ballistische-rakete-iskander-1000-auf-die-ukraine-ab_a625063e-c76e-4e86-825c-ff91d6af2162.html. Vgl. Chris Panella: Ukraine says Russia used its upgraded, longer-range ‚Iskander-1000‘ missile in a bombardment of Kyiv, beiBusiness Insider, 27.08.2026, online unter https://www.businessinsider.com/ukraine-says-russia-fired-longer-range-iskander-1000-missile-2026-8. Siehe auch „Российский «Искандер-1000» наносит удар по Киеву, обходя американские Patriot“ (Russisches „Iskander-1000“-System trifft Kiew und umgeht US-Patriot-Systeme) bei Firstpost, 27.08.2026, Video auf YouTube, online unter https://www.youtube.com/watch?app=desktop&v=alKBF0a_LoQ&t=29, in russischer Sprache. 
  13. Siehe Chris Humbs, Markus Pohl: Geheimtreffen in Baku. Was besprechen Platzeck und Pofalla mit Putin-Getreuen? bei Kontraste,16.07.2026, online unter https://www.rbb-online.de/kontraste/ueber_den_tag_hinaus/diktaturen/geheimtreffen-in-baku-pofalla-und-platzeck.html. Vgl. Chris Humbs, Markus Pohl: Deutsche Schattendiplomatie. Hintertür nach Moskau? bei tagesschau.de, 16.07.2026, online unter https://www.tagesschau.de/investigativ/kontraste/baku-russland-putin-deutschland-geheimtreffen-100.html. Siehe Deutscher Bundestag: Drucksache 21/7687, 21. Wahlperiode, 21.08.2026, Antwort der Bundesregierung auf die Kleine Anfrage der Abgeordneten Markus Frohnmaier, Gerold Otten, Dr. Malte Kaufmann, weiterer Abgeordneter und der Fraktion der AfD – Drucksache 21/7439 – Deutsch-russische Geheimtreffen ehemaliger Spitzenpolitiker aus CDU und SPD in Baku, online unter https://dserver.bundestag.de/btd/21/076/2107687.pdf. 
  14. Siehe „Außenminister in New York. Wadephul trifft überraschend Lawrow“, bei tagesschau.de, 26.09.2026, online unter https://www.tagesschau.de/ausland/europa/wadephul-treffen-lawrow-100.html. „Außenminister gibt im ZDF mehr Einblicke. Wadephul: Gespräch mit Lawrow war „lebhaft und intensiv“, bei zdfheute, 27.09.2026, online unter https://www.zdfheute.de/politik/wadephul-treffen-lawrow-ukraine-krieg-russland-100.html. Paul-Anton Krüger, Timo Lehmann und Severin Weiland: Deutsch-russische Zusammenkunft in New York. Was Wadephul bezweckte, als er Lawrow traf, bei Spiegel, 29.09.2026, online unter https://www.spiegel.de/politik/deutschland/johann-wadephul-mit-sergej-lawrow-in-new-york-was-der-aussenminister-mit-seinem-sensationstreffen-bezweckte-a-ed7bb27b-707b-4fce-aeb1-931e38fc9f70. 

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