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Par Elijah J. Magnier
L’administration américaine, par l’intermédiaire de son secrétaire d’État Anthony Blinken et d’autres porte-parole, a déclaré qu’« Israël a fait une offre généreuse au Hamas et que la balle est maintenant dans son camp ». Cette déclaration, réitérée par des fonctionnaires américains dans diverses capitales du Moyen-Orient, vise à exonérer Israël de sa responsabilité dans la pose d’obstacles à des négociations déjà difficiles, et à soutenir le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, qui est dans une impasse en raison du nombre limité d’options viables pour mettre un terme au conflit. Netanyahou s’oppose à un cessez-le-feu permanent, optant plutôt pour un cessez-le-feu durable, en rejetant à la fois le retrait complet des forces israéliennes de l’ensemble de la bande de Gaza et le retour sans restriction de tous les habitants du Nord déplacés hors de leurs foyers sans que l’armée israélienne ne les contrôle. L’administration américaine saisit systématiquement toutes les occasions d’afficher sa collaboration totale avec les privations et la violence en cours en Palestine. Elle attend aussi avec impatience l’achèvement de la jetée à la mi-mai, qui facilitera l’émigration palestinienne et aidera Israël à gérer la « Nakba soft » qui s’annonce, camouflée en aide humanitaire.
Au Caire, les délégations du Hamas et du Qatar se sont réunies séparément avec le directeur de la CIA, William Burns, qui s’est rendu en Égypte malgré les plaintes des responsables israéliens, avant la réponse officielle du Hamas à la proposition israélienne de cessez-le-feu. Ces délégations continuent de négocier les conditions du cessez-le-feu, avec un optimisme prudent quant à la résolution de tous les problèmes, surtout si Netanyahou n’est pas en mesure d’élaborer une stratégie de sortie pour éviter les appels à sa démission en raison des objectifs de guerre non atteints dans la bande de Gaza. Une délégation israélienne pourrait se joindre ultérieurement à la conférence, tout dépend si Netanyahou est prêt à mettre fin aux hostilités et à gérer une situation précaire sans victoire claire pour son administration. Pendant ce temps, les USA, qui considèrent que leur soutien à Israël est inflexible, font pression pour mettre fin à un conflit qui a des répercussions négatives sur leur réputation internationale et les élections présidentielles qui approchent.
Néanmoins, Israël reste déterminé à occuper Rafah, avec ou sans accord avec le Hamas. Par conséquent, tout accord ou concession palestinienne à Netanyahou semble futile pour parvenir à un résultat significatif.
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