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Après des années de lutte, de résistance, de sang versé et de martyrs, le Liban se trouve aujourd’hui sous la coupe d’un pouvoir imposé par les États-Unis et l’Arabie saoudite, un pouvoir qui agit en accord avec les intérêts d’Israël sur le territoire national.

L’image qui se dégage des contacts directs et des négociations entre le Liban et « Israël », menés par l’intermédiaire d’ambassadeurs à Washington, ne reflète pas la diplomatie, mais la soumission.

Un gouvernement et des dirigeants qui bradent les droits, la terre et la dignité, offrant concession après concession sans rien en retour, si ce n’est des pertes encore plus profondes qui entaillent la souveraineté libanaise et se paient au prix du sang de son peuple.

Un tel gouvernement n’est pas digne de parler au nom de la majorité des Libanais, dont beaucoup rejettent toute forme de négociations ou de normalisation avec Israël.

L’histoire ne sera pas clémente.

Le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam, de ce point de vue, resteront dans les mémoires non pas comme des hommes d’État, mais comme des figures qui ont présidé à l’érosion de ce pour quoi des générations se sont battues et sont mortes.

Ce ne sont pas des compromis politiques, ce sont des transactions conclues au détriment des sacrifices d’une nation.

Peu importe jusqu’où iront ces négociations, elles ne décident pas de l’issue. Celle-ci est écrite ailleurs.

Sur le terrain, là où l’équilibre s’est toujours dessiné.

Là, la force décisive reste la résistance, toujours debout, toujours en lutte, supportant toujours le coût, refusant de capituler, refusant d’abandonner son peuple, et déterminée à empêcher l’ennemi d’imposer jamais sa volonté sur le sol libanais.

DD Geopolitics