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TÉHÉRAN (Tasnim) – Le Conseil suprême de sécurité nationale (SNSC) de l’Iran a souligné que Téhéran continuerait à surveiller et à contrôler strictement le détroit d’Ormuz jusqu’à ce que la guerre d’agression américano-israélienne prenne fin et qu’une paix durable soit rétablie.

Le secrétariat du SNSC a annoncé samedi dans un communiqué qu’à la suite de l’échec des parties agressives sur le champ de bataille et des demandes de négociations formulées par la suite par les États-Unis, l’Iran avait accepté, grâce à la médiation du Pakistan, de tenir des pourparlers visant à mettre fin au conflit sur la base d’un cadre proposé.

Il a noté que la délégation iranienne s’était engagée dans de longues négociations, au cours desquelles elle avait fermement présenté les positions du pays malgré une profonde méfiance envers les États-Unis. Selon le communiqué, les pourparlers ont finalement échoué car la partie adverse a présenté des exigences supplémentaires que l’Iran a rejetées, insistant sur le fait qu’il ne ferait aucun compromis sur ses positions fondamentales. La poursuite des négociations a donc été reportée jusqu’à ce que l’autre partie aligne sa position sur les réalités du champ de bataille, a-t-il ajouté.

Le communiqué a également indiqué que de nouvelles propositions ont récemment été reçues par l’intermédiaire de la médiation pakistanaise et sont actuellement à l’étude, aucune réponse n’ayant encore été émise.

Il a souligné que l’équipe de négociation iranienne ne cédera pas sur les intérêts nationaux et continuera à défendre les droits et les sacrifices du peuple iranien.

« L’une des conditions préalables essentielles à l’acceptation par l’Iran d’un cessez-le-feu temporaire était la cessation des hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais le régime sioniste a violé cette condition dès le début en menant des attaques brutales contre le Liban et l’héroïque Hezbollah », a-t-il ajouté.

Le communiqué a ajouté qu’à la suite de l’insistance de l’Iran, le régime sioniste a accepté un cessez-le-feu au Liban, et il a été convenu que si le cessez-le-feu était respecté sur tous les fronts par l’ennemi, le détroit d’Ormuz serait ouvert temporairement et sous conditions uniquement aux navires commerciaux — à l’exclusion des navires militaires ou des navires non militaires de pays hostiles — sous le contrôle et l’autorisation des forces armées iraniennes et le long des routes désignées par l’Iran.

Étant donné que la majeure partie du soutien logistique aux bases militaires américaines dans le golfe Persique est assurée par le trafic maritime via le détroit d’Ormuz, ce qui constitue une menace pour la sécurité nationale de l’Iran et pour la région, l’Iran a souligné qu’il était déterminé à exercer une supervision et un contrôle sur le transit dans le détroit jusqu’à la fin définitive de la guerre et l’instauration d’une paix durable, a souligné le SNSC.

Il a expliqué que ce contrôle s’exerce par l’obtention d’informations complètes auprès des navires de passage, la délivrance de certificats de transit conformément aux réglementations annoncées par la République islamique d’Iran, en accord avec les conditions de guerre, et le paiement des redevances correspondantes pour les services liés à la sécurité, à la sûreté et à la protection de l’environnement, ainsi que la circulation sur les routes désignées par l’Iran.

La déclaration a en outre souligné que tant que l’ennemi cherchera à perturber le trafic maritime ou à imposer des mesures telles qu’un blocus maritime, la République islamique d’Iran considérera cela comme une violation du cessez-le-feu et empêchera même l’ouverture limitée et conditionnelle du détroit d’Ormuz.

Le secrétariat a enfin rappelé les recommandations du Guide de la révolution islamique, l’ayatollah Seyed Mojtaba Khamenei, soulignant que pour la consolidation totale des acquis sur le champ de bataille et le succès de la diplomatie, la présence continue du peuple iranien dans les espaces publics, une vigilance totale sur tous les fronts et la préservation de l’unité nationale par les responsables, les médias et les militants sociaux et politiques restent essentielles.