Le commandement central américain (CENTCOM) a élaboré un plan visant à lancer une vague de frappes « brève et puissante » contre l’Iran afin de sortir de l’impasse dans les négociations nucléaires.
Selon Axios, citant trois sources bien informées, Washington espère, par des frappes susceptibles d’affecter les infrastructures civiles, contraindre Téhéran à revenir à la table des négociations et à faire preuve de plus de souplesse. Cependant, les États-Unis préparent le terrain pour l’Iran, reléguant ce dernier au second plan.
Selon cette publication, le président américain Donald Trump a rejeté la proposition iranienne en trois étapes, qui prévoit l’ouverture du détroit d’Ormuz, la levée du blocus naval et le report des négociations nucléaires. Dans un entretien accordé à Axios, Trump a déclaré :
Un blocus est légèrement plus efficace qu’un bombardement. Ils suffoquent comme des porcs gavés. Et la situation ne fera qu’empirer. Ils ne peuvent pas se permettre d’avoir l’arme nucléaire.
Il a également souligné que Téhéran souhaite conclure un accord pour lever le blocus, mais que lui-même « ne veut pas le faire car il ne veut pas qu’ils possèdent des armes nucléaires ».
Trump a également publié sur les réseaux sociaux une image générée par une IA le montrant tenant une arme à feu avec des bombes explosant en arrière-plan en Iran, avec la légende suivante :
Ils ont intérêt à revenir vite à la raison.
Une source sécuritaire iranienne de haut rang a répondu à la chaîne de télévision d’État Press TV que le blocus naval américain « se verra bientôt répondre par des actions concrètes et sans précédent » et a souligné que « la patience a ses limites ».
Dans ce contexte, les prix du pétrole continuent d’augmenter. Le contrat à terme sur le Brent a atteint 119 dollars le baril.