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Selon Reuters, Mojtaba Khamenei a décidé de durcir la ligne iranienne sur la question du nucléaire.

Baptiste Guelton

TOPSHOT - (FILES) This handout picture taken in Tehran on October 30, 2024, and provided by the office of Iran's supreme leader, shows Mojtaba Khamenei, the son of Iran�s slain supreme leader Ayatollah Ali Khamenei, who was killed on February 28, 2026 in a US-Israeli military strike. Iran's Assembly of Experts announced Mojtaba Khamenei, the son of the slain Ayatollah Ali Khamenei, as the country's new supreme leader on March 8, 2026. (Photo by KHAMENEI.IR / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / HANDOUT / KHAMENEI.IR" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS
Mojtaba Khamenei ©khamenei.ir

Mojtaba Khamenei aurait émis une directive, précisant que les stocks d’uranium proche du niveau militaire ne doivent pas quitter le territoire du pays, annonce jeudi Reuters, qui cite deux sources iraniennes de haut rang.

Le guide suprême iranien aurait donc décidé de durcir la position de la République islamique, alors que le transfert du stock d’uranium enrichi est l’une des exigences des États-Unis (et d’Israël) pour trouver un accord avec Téhéran.

Donald Trump aurait d’ailleurs assuré à Israël que l’uranium enrichi iranien serait bien exporté dans le cadre d’un futur accord, condition sine qua non à celui-ci.

Le choix de Téhéran risque donc de mettre à mal les discussions pour mettre un terme au conflit qui oppose l’Iran aux États-Unis et à Israël.

Depuis des années, Washington accuse l’Iran de vouloir se doter de l’arme nucléaire, « en enrichissant de l’uranium à 60 %, un niveau très supérieur aux besoins civils et proche du seuil militaire de 90 %« , rappelle l’agence de presse.

Des accusations que la République islamique réfute, affirmant développer uniquement un programme nucléaire civil.

L’Iran durcit sa ligne

« La directive du guide suprême, et le consensus au sein de l’establishment, est que le stock d’uranium enrichi ne doit pas quitter le pays« , affirme l’une des sources à Reuters. Selon elle, les dirigeants iraniens estimeraient que ce transfert rendrait le pays encore plus vulnérable à de futures attaques israélo-américaines.

Alors que les négociations se poursuivent entre Washington et Téhéran, la question du nucléaire, comme celle du détroit d’Ormuz, reste donc plus que jamais un facteur de crispation entre les deux pays.

La Libre