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La guerre coûte plus de 120 milliards d’euros à Israël et pèse lourdement sur le budget. Les dépenses militaires croissantes fragilisent les services publics et l’économie civile. Netanyahou défend une militarisation accrue malgré les alertes économiques et sociales.
La politique du Premier ministre Benjamin Netanyahou visant à transformer Israël en « super-Sparte » s’accompagne d’un coût économique massif, alors que les dépenses militaires explosent et pèsent de plus en plus sur les budgets sociaux, notamment la santé et l’éducation.
Depuis le 7 octobre 2023, la guerre a déjà coûté plus de 120 milliards d’euros, soit plus de 17 % du PIB israélien, tandis que la dette publique s’est fortement aggravée. Les attaques militaires, notamment contre l’Iran et sur plusieurs fronts régionaux, ont encore alourdi la facture de plusieurs milliards supplémentaires.
Pour financer la guerre, l’État a augmenté son endettement et ses prélèvements, ce qui affecte directement le pouvoir d’achat et les services publics. De nombreux économistes alertent sur une dégradation progressive des infrastructures et du système de santé, ainsi que sur un ralentissement des investissements civils.
« Une économie du traumatisme »
La mobilisation prolongée de dizaines de milliers de réservistes pèse également sur l’économie, réduisant la production et les revenus de nombreux ménages. Selon plusieurs enquêtes, une part importante de la population subit déjà une baisse de salaire.
Malgré cela, l’économie israélienne résiste partiellement, avec une croissance retrouvée dès 2024. Mais certains experts mettent en garde contre une « économie du traumatisme », où la logique militaire et expansionniste domine durablement les choix budgétaires.
Benjamin Netanyahou défend au contraire une politique de renforcement massif de l’autonomie militaire et industrielle, avec des investissements records dans la défense afin de garantir une supériorité régionale durable.