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Le premier ministre britannique, Keir Starmer, s’exprime devant le 10 Downing Street, à Londres, lundi 22 juin 2026.
Le premier ministre britannique, Keir Starmer, s’exprime devant le 10 Downing Street, à Londres, lundi 22 juin 2026. TOBY SHEPHEARD/REUTERS

Keir Starmer, le premier ministre britannique, a annoncé sa démission, lundi 22 juin, lors d’une allocution devant le 10 Downing Street à Londres, précisant qu’il resterait en poste jusqu’à la désignation de son successeur à la tête du Labour.

L’impopulaire chef du gouvernement résistait depuis des mois à des appels à démissionner. Mais sa position est devenue intenable après l’élection jeudi au Parlement de son rival au sein du Labour, Andy Burnham, désormais en position de briguer la direction du Parti travailliste et de Downing Street.

« J’ai parlé à Sa Majesté le roi ce matin pour l’informer de ma décision. Je demanderai au comité exécutif national du Parti travailliste d’établir un calendrier prévoyant l’ouverture des candidatures le 9 juillet, et leur clôture avant la fin de la pause estivale », le 1er septembre.

Andy Burnham a confirmé, dans la foulée, qu’il se présenterait à la succession. Cette démission « marque le début d’une transition », a-t-il déclaré sur X. « Je me porte candidat. »

Il a vanté lundi son bilan sur l’économie, l’accès à la santé ou le soutien à l’Ukraine. Mais il a ajouté avoir entendu le message de son parti. « La question que mon parti se pose aujourd’hui est de savoir si je suis le mieux placé pour nous mener aux prochaines élections législatives. J’ai pris connaissance de la réponse de mon groupe parlementaire à cette question et j’accepte cette réponse », a-t-il déclaré.

Andy Burnham, populaire maire du Grand Manchester et grand favori pour lui succéder, doit être officiellement investi député lundi vers 14 h 30 locales. Une étape indispensable pour prétendre à la direction du Parti travailliste et prendre la tête du gouvernement.