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L’agence « Reuters » a rapporté aujourd’hui, citant des sources de sécurité maritime, qu’un pétrolier battant pavillon saoudien avait subi des dommages dans les environs du détroit d’Ormuz, près des côtes de la Sultanat d’Oman, après qu’un méthanier qatari eut été pris pour cible dans la même zone.

Les sources ont précisé qu’une explosion s’était produite, dont la cause reste pour l’instant inconnue, indiquant que le navire endommagé serait le superpétrolier « Wadiyan ».

Selon les données de suivi des navires de la plateforme « Marine Traffic », la dernière position connue du « Wadiyan » remonte au 3 juillet dans le golfe Persique.

Un pétrolier qatari pris pour cible

Dans ce contexte, la télévision iranienne a rapporté aujourd’hui que le pétrolier qatari « Al-Rakiyat » avait été attaqué alors qu’il tentait de traverser le détroit d’Ormuz par la voie omanaise, précisant qu’il était devenu une cible après avoir ignoré des avertissements répétés.

La chaîne a indiqué que le pétrolier avait tenté de franchir le détroit avec le soutien de la marine américaine avant d’être pris pour cible, sans fournir de détails supplémentaires sur la nature de l’attaque ni sur l’auteur de celle-ci.

De son côté, le Centre des opérations maritimes britannique a annoncé, dans un communiqué publié sur la plateforme « X », avoir reçu un signalement concernant un incident maritime survenu à huit milles marins à l’est de la ville omanaise de Limah, sans préciser l’auteur de l’incident.

Le centre a précisé que le pétrolier, qui naviguait vers le sud, avait été touché par un projectile non identifié sur son flanc gauche, ce qui avait provoqué un incendie à bord.

Le Centre a confirmé qu’aucun cas de blessés ni de pollution environnementale n’avait été signalé à ce jour à la suite de l’incident, précisant que les autorités compétentes avaient ouvert une enquête pour faire la lumière sur les circonstances de celui-ci et déterminer les conditions dans lesquelles il s’est produit.

Le Centre a également lancé un avertissement aux navires transitant dans la région, les invitant à naviguer avec la plus grande prudence et à signaler immédiatement toute activité suspecte, compte tenu des craintes d’une intensification des menaces sécuritaires aux abords du détroit d’Ormuz.

Le site « Axios » avait indiqué un peu plus tôt que les Gardiens de la révolution iraniens avaient tiré au moins deux missiles en direction de navires commerciaux qui traversaient le détroit d’Ormuz.

L’OTAN discute de la crise du détroit d’Ormuz avec les pays du Golfe

Les ministres des Affaires étrangères des pays de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) rencontrent aujourd’hui leurs homologues des pays du Golfe pour discuter de la crise liée à l’ouverture du détroit d’Ormuz et d’autres questions, notamment une proposition franco-britannique visant à lancer une mission navale multinationale, ce que l’Iran refuse jusqu’à présent.

La réunion se tient en marge du sommet de l’Alliance à Ankara, avec la participation des ministres de Bahreïn, du Koweït, du Qatar et des Émirats arabes unis, dans un contexte de tensions persistantes depuis plusieurs semaines dans ce passage maritime d’importance stratégique, malgré la conclusion d’un accord de paix provisoire entre les États-Unis et l’Iran.

Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a déclaré avant la réunion : « Bahreïn, le Koweït, le Qatar et les Émirats arabes unis, dans la région du Golfe, ont été directement visés par des attaques iraniennes ce printemps. »

Il a ajouté : « Leur stabilité et la nôtre sont étroitement liées, et cela va bien au-delà du simple détroit d’Ormuz, quelle que soit son importance pour la sécurité énergétique de l’Europe. »

Al Akhbar