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Abbas Araghchi, États-Unis, cessez-le-feu, Détroit d’Ormuz, Donald Trump, Iran, Israël, Mémorandum d’accord d’Islamabad, pétroliers
Washington a renouvelé cette semaine ses attaques meurtrières contre l’Iran, faisant 17 morts alors que des négociations étaient en cours dans le cadre du protocole d’accord d’Islamabad.

Les États-Unis ont mis en garde contre de « graves conséquences » si l’Iran se livrait à des activités « hostiles » dans le détroit d’Ormuz, notamment en prenant pour cible les pétroliers transitant par cette voie navigable stratégique, a rapporté Al-Arabiya le 11 juillet, citant des sources.
Washington a également exigé de l’Iran un engagement écrit selon lequel il n’attaquerait plus les pétroliers dans le détroit, selon des sources bien informées qui se sont entretenues avec la chaîne d’information saoudienne.
Un responsable américain s’est confié à Axios : « Nous voulons qu’ils déclarent publiquement qu’ils cesseront de tirer sur les navires et qu’ils reconnaissent explicitement, ou du moins implicitement, qu’ils ont commis une erreur. »
« Nous attendons des Iraniens qu’ils déclarent […] que tous les chenaux du détroit seront ouverts et que le passage y sera libre de tout péage », a ajouté ce responsable.
Outre la reprise des bombardements américains, les responsables à Washington ont révoqué une dérogation aux sanctions du Trésor américain qui aurait permis à des pays étrangers et à des raffineurs d’acheter du pétrole iranien sans encourir de sanctions.
Bien que les États-Unis et l’Iran aient signé un protocole d’accord le 15 juin, les hostilités ont repris cette semaine pendant les six jours de deuil consacrés au guide suprême iranien Ali Khamenei, tombé en martyr.
Le protocole d’accord visait à ouvrir la voie à la fin de la guerre non provoquée déclenchée par le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou le 28 février.
En début de semaine, trois pétroliers commerciaux qui tentaient de transiter par le détroit d’Ormuz ont été attaqués. Téhéran a ensuite accusé les États-Unis d’avoir violé le protocole d’accord en tentant de diriger les navires vers un itinéraire alternatif le long des côtes d’Oman.
Les États-Unis ont alors lancé des centaines de frappes aériennes contre l’Iran pendant plusieurs jours.
Ces frappes ont fait au moins 17 morts dans six villes mercredi et jeudi.
L’Iran a riposté par des tirs de missiles balistiques contre des bases américaines à Bahreïn, au Koweït et en Jordanie.
« Si l’armée américaine terroriste réitère son agression, les autres bases américaines de la région ne seront pas à l’abri de nos tirs nourris », a averti le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien.
Malgré la reprise des hostilités, le président américain Donald Trump a déclaré vendredi que Washington et Téhéran avaient convenu de poursuivre les pourparlers, tout en annonçant la fin du cessez-le-feu.
« La République islamique d’Iran nous a demandé de poursuivre les “négociations”. Nous avons accepté de le faire, mais les États-Unis leur ont clairement fait savoir que le cessez-le-feu était TERMINÉ ! Merci de votre attention sur cette question. » – Président DONALD J. TRUMP pic.twitter.com/TzZikn1Cya— La Maison Blanche (@WhiteHouse) 10 juillet 2026
Selon CBS News, le vice-président américain JD Vance, le secrétaire d’État Marco Rubio, l’envoyé spécial Steve Witkoff et le gendre de Trump, Jared Kushner, rencontreront samedi à Oman le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi afin de poursuivre les négociations.
L’agence de presse semi-officielle Tasnim a rapporté qu’Araghchi était arrivé à Oman, qui joue le rôle de médiateur, afin de discuter des dispositions visant à garantir le passage en toute sécurité des navires dans le détroit d’Ormuz. Tasnim n’a pas précisé si Araghchi rencontrerait la délégation américaine.
Dans un message publié sur X, le ministre des Affaires étrangères a déclaré que l’Iran avait tenu parole, mais que les États-Unis avaient violé le cessez-le-feu.
L’Iran a jusqu’à présent tenu parole, contrairement au soi-disant secrétaire au Trésor américain qui enfreint le paragraphe 9 du protocole d’accord.
Cette violation fait suite à d’autres violations et faux pas de la part des États-Unis.
Retour à la réalité : il ne peut y avoir que respect mutuel.— Seyed Abbas Araghchi (@araghchi) 11 juillet 2026
L’agence de presse iranienne Fars a cité une source affirmant qu’aucune négociation n’aurait lieu tant que les États-Unis ne reviendraient pas sur leurs positions.
Trump a également publié un message sur les réseaux sociaux indiquant qu’il avait ordonné à l’armée américaine de se tenir prête à lancer des frappes contre l’Iran si Téhéran tentait de l’assassiner.
« 1 000 missiles sont prêts à tirer et pointés vers la République islamique d’Iran », si celle-ci tente « d’assassiner le président en exercice des États-Unis d’Amérique, en l’occurrence MOI ! », a-t-il écrit sur Truth Social.