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Des avocats new-yorkais examineraient actuellement la possibilité pour le maire d’ordonner l’arrestation de Netanyahu lors du sommet de l’Assemblée générale des Nations unies

(Crédit photo : Michael Nagle/Bloomberg)

Le maire de New York, Zohran Mamdani, a déclaré le 18 juillet qu’il envisageait toujours l’arrestation éventuelle du Premier ministre israélien et criminel de guerre recherché Benjamin Netanyahu s’il se rendait à New York pour l’Assemblée générale des Nations unies en septembre.

« Je pense que le Premier ministre Netanyahu a sa place à La Haye », a déclaré M. Mamdani lors d’une interview accordée à l’émission The Interview du New York Times (NYT).

« C’est un criminel de guerre qui a été inculpé par la Cour pénale internationale », a souligné M. Mamdani, ajoutant : « Et vous constaterez que c’est une opinion partagée par beaucoup, simplement en raison des conséquences de ses actes au cours de ces dernières années. »

Le maire de New York a précisé qu’il ne savait toujours pas s’il disposait de l’autorité légale pour ordonner au Département de police de New York, dont il a la supervision, d’arrêter un dirigeant étranger tel que M. Netanyahu.

Il a ajouté qu’il était actuellement en « discussion active » avec le service juridique de la ville à ce sujet. « Nous ferons tout ce que la loi m’autorise à faire à New York, mais nous n’allons pas rédiger nos propres lois à cette fin. »

L’année dernière, lors de sa campagne pour la mairie, Mamdani avait déclaré au New York Times qu’il ordonnerait l’arrestation de Netanyahou si celui-ci venait à se rendre dans la ville.

Il s’est engagé à faire respecter le mandat d’arrêt de la CPI contre Netanyahou, recherché pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité liés au génocide des Palestiniens à Gaza perpétré par Israël.

Les révélations de Mamdani interviennent alors que l’opinion publique américaine connaît un revirement significatif à l’encontre d’Israël, le génocide en cours à Gaza sapant des décennies de soutien politique américain.

Les primaires législatives de juin à New York ont mis en évidence ce revirement : des candidats progressistes critiquant ouvertement le génocide perpétré par Israël à Gaza ont battu des sortants soutenus par l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC).

Plusieurs sortants pro-israéliens ont été battus par des adversaires qui ont mené une campagne s’opposant directement à leur position sur Gaza et à leur acceptation des fonds de l’AIPAC, ce que les électeurs considèrent de plus en plus comme une tache noire et un signe de double allégeance en faveur d’Israël.

Un sondage réalisé en avril a montré que la majorité des citoyens américains ont désormais une opinion défavorable d’Israël, le sentiment « très défavorable » ayant presque triplé depuis 2022.

Un sondage Gallup antérieur avait révélé que, pour la première fois dans l’histoire des États-Unis, davantage de citoyens américains sympathisaient avec les Palestiniens qu’avec les Israéliens, 41 % soutenant les Palestiniens contre 36 % pour les Israéliens.

The Cradle