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Moon Of Alabama
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L’opération « Epic Fury » n’est que le dernier épisode en date d’un conflit armé international en cours avec l’Iran. Comme les États-Unis l’ont expliqué dans de nombreuses lettres adressées au Conseil de sécurité de l’ONU, dont la plus récente date du 10 mars, les États-Unis sont engagés dans ce conflit à la demande de leur allié israélien et dans le cadre de la légitime défense collective de celui-ci, ainsi que dans l’exercice de leur propre droit inhérent à la légitime défense.
L’opération « Epic Fury » et le droit international – Département d’État, 21 avril 2026
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Le ministre des Finances d’extrême droite d’Israël, Bezalel Smotrich, a qualifié la reprise de la guerre américaine contre l’Iran de scénario idéal pour Israël, à condition que les Israéliens n’aient pas à la mener eux-mêmes.
« Israël n’a aucun intérêt à se joindre à cette campagne – la situation actuelle est la meilleure pour nous », a déclaré Smotrich mardi dans des propos rapportés par Kan News.
Smotrich affirme que le fait que les États-Unis combattent l’Iran est « ce qu’il y a de mieux pour nous » et qu’Israël ne s’y joindra pas – MEE, 21 juillet 2026
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Une « légitime défense collective » pour le moins curieuse, où les États-Unis encaissent les coups tandis qu’Israël reste en retrait. Smotrich souhaite sans doute se laver sans se mouiller.
Cependant, la « débasification » – ici aussi – se poursuit et les armes seront bientôt braquées sur Israël :
Au cours des deux dernières semaines, l’Iran a lancé des attaques ciblées contre des bases américaines stratégiques au Koweït, à Bahreïn, en Arabie saoudite, au Qatar et aux Émirats arabes unis. Cela a entraîné une évacuation de facto des forces et du matériel américains de la plupart de ces bases. Le quartier général de la 5e flotte de la marine américaine à Bahreïn est en ruines ; le Centre d’opérations aériennes combinées (CAOC) d’Al Udeid, au Qatar, a été fermé et transféré à la base aérienne de Shaw, en Caroline du Sud. Et l’Iran continue de pilonner des bases à Bahreïn, au Koweït et au Qatar pour s’assurer qu’aucun avion ni lance-missiles américain ne reste intact sur ces sites.
Et :
Selon la manière dont on considère la question, le nombre de bases aériennes à partir desquelles les États-Unis auraient probablement mené des opérations contre l’Iran avant la guerre s’élevait à une vingtaine. Sans accès aux bases du Koweït, de Bahreïn, du Qatar, des Émirats arabes unis, de l’Arabie saoudite et de la Jordanie, ce nombre sera réduit à environ cinq. Cela concentrera des centaines d’appareils sur une poignée de tarmacs et de pistes, rendant impossible le décollage de ces moyens dans le laps de temps entre la détection par les radars d’alerte précoce d’un tir de missile balistique à moyenne portée (MRBM) iranien et l’impact de ce missile sur sa cible en Israël. Avec davantage de moyens sur le tarmac, les Iraniens auront beaucoup plus de chances de marquer des points. À mesure que le Pentagone déploie davantage de moyens dans la région en prévision d’une éventuelle intensification des attaques contre l’Iran, ce problème ne fera que s’aggraver.
Ou, comme je l’ai décrit hier :
On s’attend à ce que la flotte aérienne américaine se déplace plus à l’ouest, vers Israël, dans l’espoir de se glisser sous un parapluie de défense aérienne plus fiable. L’Iran semble toutefois attendre cela. Il a déjà prouvé qu’il était capable de frapper des cibles en Israël, et tout regroupement d’avions de combat et d’avions ravitailleurs américains sur les quelques bases aériennes bien connues d’Israël constituera une cible de choix pour ses drones et ses missiles.
La stratégie iranienne est conforme à sa proposition en dix points qu’il avait publiée en avril lors des pourparlers à Islamabad. Le point 9 exigeait :
le retrait des forces de combat américaines de la région.
L’Iran, semble-t-il, a un plan pour y parvenir. Et celui-ci prévoit une défaite cuisante pour Israël.