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NOURNEWS – L’affirmation de Donald Trump selon laquelle la Chine et la Russie prennent leurs distances avec l’Iran est moins le signe d’une diplomatie américaine couronnée de succès qu’un aveu involontaire de la force intrinsèque de la République islamique et de l’échec de la campagne menée par Washington pour isoler l’Iran, tant sur le champ de bataille que dans le cadre de la diplomatie régionale et internationale.

Les dernières déclarations de Trump concernant ses entretiens avec les présidents chinois et russe révèlent une réalité que la Maison Blanche semble réticente à reconnaître. Dans un message publié sur Truth Social, Trump a affirmé que Xi Jinping lui avait déclaré, lors de leur récente rencontre, que la Chine ne fournirait aucune arme à la République islamique d’Iran, et que Vladimir Poutine avait donné une assurance similaire concernant la Russie. Il en a conclu que ces deux pays, longtemps décrits comme des partenaires stratégiques de l’Iran, n’apportaient pas leur soutien à Téhéran dans ce domaine.

Si ce discours est présenté comme la preuve de l’isolement de l’Iran, il équivaut également à une reconnaissance implicite du fait que la République islamique s’appuie sur ses propres capacités de défense et que la stratégie de « pression maximale » de Washington a échoué.

Un discours destiné à masquer les échecs intérieurs

Le moment choisi par Trump pour faire cette déclaration semble étroitement lié aux défis nationaux croissants auxquels sont confrontés les États-Unis. Il présente sa diplomatie comme un succès alors même que les conséquences de l’escalade militaire contre l’Iran – de la hausse des cours mondiaux du pétrole à l’exposition croissante des intérêts américains dans la région, en passant par les informations faisant état de victimes américaines – ont alimenté des critiques de plus en plus vives au niveau national.

Les auditions au Congrès et les interrogatoires incisifs des responsables militaires reflètent des doutes croissants quant à l’efficacité des politiques de la Maison Blanche.

Dans ce contexte, Trump semble présenter la Chine et la Russie comme prenant leurs distances par rapport à l’Iran, dans le but de faire passer des revers stratégiques pour des victoires diplomatiques. Selon l’article, ce discours sert à la fois à justifier les échecs passés et à mobiliser un soutien politique et financier au Congrès pour poursuivre les politiques de confrontation de Washington.

Un aveu involontaire de l’autonomie de l’Iran

Que les affirmations de Trump soient exactes ou non, la conclusion logique de ses propos est tout autre.

Si, comme l’affirme Trump, la Chine et la Russie n’ont pas fourni d’armes à l’Iran ces derniers mois, alors le maintien de la capacité de dissuasion, de la préparation au combat et de la reconstruction des capacités de défense de la République islamique ne peut mener qu’à une seule conclusion : l’Iran s’est entièrement appuyé sur sa base industrielle et technologique nationale.

Il convient de noter que la rencontre de Trump avec le président chinois a eu lieu il y a plus de deux mois, tandis que son entretien avec Poutine remonte à plusieurs semaines. Au cours de cette période, l’Iran a non seulement maintenu ses capacités de défense, mais a également, selon des responsables et analystes américains cités dans l’article, poursuivi à un rythme soutenu la reconstruction et la modernisation de ses systèmes de missiles, de drones et de défense aérienne.

Même les déclarations du secrétaire américain à la Défense, reconnaissant la capacité de l’Iran à rétablir rapidement ses capacités militaires, renforcent cette conclusion. Selon l’article, la sécurité de l’Iran ne repose pas sur des armes importées, mais sur son expertise nationale, son industrie et sa détermination nationale.

Guerre psychologique contre réalité

L’article soutient que l’objectif premier de Trump est de présenter l’Iran comme un pays isolé et de saper sa résistance par le biais d’une guerre psychologique.

Les récents développements politiques et diplomatiques brossent toutefois un tableau différent. La participation active de l’Iran à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de coopération de Shanghai, son rôle dans la rédaction et l’adoption du communiqué final, les consultations approfondies menées par le ministre des Affaires étrangères Seyed Abbas Araghchi avec ses homologues russes et chinois, ainsi que les déclarations répétées de Pékin et de Moscou en faveur d’une coopération stratégique élargie contredisent toutes le discours sur l’isolement de l’Iran.

Parallèlement à ces efforts diplomatiques, la mise en œuvre continue des accords stratégiques entre Téhéran, Moscou et Pékin, ainsi que les positions officielles des deux pays affirmant le droit de l’Iran à une légitime défense, indiquent que les efforts américains visant à semer la discorde entre l’Iran et ses partenaires stratégiques n’ont pas abouti.

L’article soutient donc que l’affirmation de Trump reflète moins les réalités de la politique internationale qu’une campagne psychologique de la Maison Blanche visant à compenser des revers politiques et militaires.

La force nationale contredit le discours de Washington

Selon l’article, les développements sur le terrain montrent que la République islamique a répondu aux pressions simultanées sur les plans militaire, économique et psychologique par l’unité nationale, ses capacités de défense autonomes et une diplomatie active, faisant ainsi basculer l’équilibre stratégique au détriment des États-Unis et de leurs alliés.

Cette réalité, affirme-t-il, a sapé le discours de Washington et poussé la Maison Blanche à recourir à des récits sur les relations de l’Iran avec ses partenaires internationaux afin de masquer les conséquences de ses propres échecs.

Dans cette optique, les propos de Trump constituent en fin de compte la preuve de l’autonomie de la République islamique en matière de défense. Malgré les sanctions, les pressions et les menaces, l’Iran a préservé sa capacité de dissuasion tout en renforçant son rayonnement régional et international grâce à ses capacités nationales et à une diplomatie active.

De ce point de vue, l’affirmation selon laquelle la Chine et la Russie s’éloignent de l’Iran n’est pas présentée comme une preuve de l’isolement de Téhéran, mais comme une reconnaissance involontaire de l’échec de la stratégie d’endiguement américaine et de l’incapacité de Washington à freiner les progrès continus et la puissance nationale de la République islamique.

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