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Fars News-La base aérienne d’Al Dhafra, aux Émirats arabes unis — considérée comme l’un des principaux pôles de renseignement et d’opérations aériennes de Washington dans le golfe Persique — a été la cible de frappes de missiles iraniens lors de la riposte de Téhéran aux attaques militaires américaines. Abritant des avions de chasse émiratis, des plateformes de reconnaissance américaines et une infrastructure opérationnelle étendue, cette base est considérée comme l’un des atouts aériens les plus importants du réseau du Commandement central américain (CENTCOM) dans la région.
Au sein du réseau d’installations militaires américaines réparties dans le golfe Persique, Al Dhafra est largement considérée comme l’une des installations aériennes et de renseignement les plus importantes de Washington.
Selon le rapport, la base a servi, à différentes étapes des opérations militaires américaines contre la République islamique d’Iran, de centre de soutien logistique et opérationnel, ce qui en a fait l’un des sites ayant retenu l’attention de l’Iran lors de ses opérations de représailles.
Les frappes de missiles iraniens sur la base ont mis en évidence que même les installations américaines fortement protégées et d’importance stratégique dans la région ne sont pas à l’abri des conséquences d’une confrontation militaire et de représailles réciproques.
Située au sud d’Abou Dhabi, Al Dhafra est passée, ces dernières années, du statut d’aérodrome militaire à celui de centre polyvalent soutenant les opérations aériennes américaines, la collecte de renseignements, la reconnaissance et la logistique dans toute la région.
Bien que la base reste sous la souveraineté des Émirats arabes unis, la présence continue de personnel américain et le déploiement d’avions stratégiques en ont fait un élément clé de l’architecture militaire du Commandement central américain (CENTCOM) dans le golfe Persique. Aux côtés d’installations telles que la base aérienne d’Al Udeid au Qatar, le camp Arifjan et la base aérienne Ali Al Salem au Koweït, la base aérienne Sheikh Isa à Bahreïn, ainsi que les installations navales de la 5e flotte américaine, Al Dhafra fait partie du réseau régional de Washington dédié à la réaction rapide et au soutien opérationnel.
Dotée de longues pistes, d’une infrastructure logistique étendue, d’une capacité d’accueil d’avions lourds, d’installations de communication et de moyens de renseignement, Al Dhafra est considérée comme l’un des principaux hubs aériens des États-Unis au Moyen-Orient.
Au fil des ans, la base a accueilli un large éventail d’appareils militaires américains, notamment des avions de chasse, des appareils de reconnaissance, des avions d’alerte précoce et des moyens de soutien aérien chargés de la collecte de renseignements, de la surveillance régionale et du soutien aux opérations militaires américaines à travers le Moyen-Orient.
Parmi les avions de combat associés à la base figurent le F-15E Strike Eagle, le F-15C Eagle, le F-16E/F Desert Falcon des Émirats arabes unis et le Mirage 2000-9, qui contribuent tous aux capacités de combat stationnées à Al Dhafra ou opérant à partir de cette base.
La base a également servi de site opérationnel majeur pour les appareils américains de renseignement, de surveillance, de reconnaissance et de soutien. Parmi ceux-ci figurent le drone MQ-9 Reaper, le drone de reconnaissance stratégique RQ-4 Global Hawk, l’avion de reconnaissance à haute altitude U-2 Dragon Lady, l’avion de détection précoce et de contrôle aéroporté E-3 Sentry AWACS, ainsi que des avions de ravitaillement en vol et de soutien logistique. Ensemble, ces plateformes jouent un rôle essentiel dans la collecte de renseignements, le commandement et le contrôle aériens, ainsi que dans le soutien aux opérations militaires régionales.
Parallèlement à la présence américaine, Al Dhafra est également l’une des principales bases opérationnelles de l’armée de l’air des Émirats arabes unis. Ses principaux avions de combat émiratis comprennent le F-16E/F Block 60 « Desert Falcon » et le Mirage 2000-9.
Le dispositif militaire américain dans le golfe Persique repose sur un réseau de bases complémentaires, chacune soutenant un aspect différent des opérations régionales de Washington. Au sein de cette structure, Al Dhafra sert de plaque tournante principale pour les opérations aériennes et le renseignement, Al Udeid au Qatar fait office de centre principal de commandement et de contrôle des opérations aériennes américaines, Camp Arifjan au Koweït fournit un soutien logistique essentiel, tandis que la base aérienne Sheikh Isa à Bahreïn soutient les opérations aériennes liées aux forces navales américaines et à la Cinquième Flotte.
L’importance stratégique d’Al Dhafra en fait également un élément majeur dans les calculs de défense de l’Iran. Sa proximité avec l’Iran, le déploiement d’avions de combat et de renseignement, son rôle dans le soutien des opérations aériennes et son intégration au réseau plus large du CENTCOM lui confèrent un statut qui dépasse celui d’un simple aérodrome militaire conventionnel.
En cas de conflit militaire, toute perturbation des opérations d’une telle installation pourrait affecter certains volets de la campagne aérienne américaine, notamment dans les domaines du renseignement, du commandement et du contrôle, ainsi que du soutien logistique. C’est pourquoi des installations telles qu’Al Dhafra sont considérées, dans les évaluations stratégiques, comme des cibles opérationnelles de grande valeur — non pas en raison d’une mission particulière, mais en raison du rôle central qu’elles jouent au sein d’un réseau militaire plus vaste.