Eric S. Margolis
Staline a dit un jour : « La mort d’une personne est une tragédie. La mort de milliers d’autres n’est qu’une simple statistique. » Il avait tout à fait raison, bien sûr.
La Palestine illustre parfaitement cette observation cynique de Staline. Là-bas, de jeunes voyous israéliens violents – qualifiés de « colons » par les médias occidentaux – tentent de terroriser les villageois arabes pour les pousser à fuir. Tout cela s’inscrit dans un vaste plan de génocide à l’encontre des villageois palestiniens pacifiques.
En réalité, il s’agit d’une répétition de ce qui s’est passé dans la région dans les années 1940 et 1950, lorsque près d’un million de Palestiniens ont été chassés de leurs foyers en Palestine et en Galilée par des milices juives armées. La Grande-Bretagne et les États-Unis ont laissé faire cela – voire l’ont encouragé – sous le slogan « une terre sans peuple pour un peuple sans terre ». C’était un gros mensonge, mais très efficace.
Aujourd’hui, sept décennies plus tard, après des épurations ethniques répétées, on compte près de 5 millions de réfugiés palestiniens, parmi lesquels de nombreux villages arabes de Gaza.
La semaine dernière, des « colons » juifs ont attaqué une autre famille palestinienne à Gaza. Ils ont saccagé ses champs. Ils ont abattu ses oliviers tant chéris, qui mettent un siècle à arriver à maturité avant de porter leurs fruits. Mais le pire pour moi, en tant que personne qui respecte et aime les animaux, c’est qu’ils ont saisi un petit âne de cette ferme, l’ont attaché à leur jeep et ont traîné le petit animal jusqu’à la mort. Ce crime a été diffusé à la télévision française. Il n’aurait pas été diffusé à la télévision américaine, soumise à une censure sévère.
Les ânes sont des animaux adorables et doux. Ils protègent les moutons contre les prédateurs. Ils aiment donner de petits coups de dent espiègles aux humains. L’un d’entre eux a porté Jésus jusqu’à la crèche de Bethléem. Ce sont les petites créatures de Dieu.
Malheureusement, ils constituent le principal moyen de transport dans tout le Moyen-Orient arabe. Ils sont affamés, surmenés, fouettés et maltraités, alors même que le prophète de l’islam a exhorté ses fidèles à faire preuve de douceur envers tous les animaux.
C’est avec joie et satisfaction que je soutiens des refuges pour ânes en Israël et à Puslinch, au Canada. J’ai même acheté du foin l’année dernière pour le refuge israélien, ce qui était une grande première pour moi, en tant que New-Yorkaise.
J’aimerais que la police israélienne cesse de fermer les yeux sur le vandalisme de ses « colons » et assure la protection de ses animaux. Avant d’arriver chez moi, l’une de mes chattes a été renversée à Tel-Aviv et s’est cassé le dos. D’excellents vétérinaires israéliens l’ont maintenue en traction pendant des mois jusqu’à ce qu’elle guérisse. C’est là le côté humain d’Israël. Le côté inhumain, ce sont toutes ces attaques sauvages dont sont victimes les animaux – principalement de petits ânes innocents à qui on coupe les oreilles et, pire encore, que de jeunes voyous, arabes et juifs, brûlent vifs. Ces sadiques juifs sont manipulés par le gouvernement d’extrême droite de Netanyahou. Quelle tache honteuse sur l’honneur du peuple juif !