Étiquettes

, , , ,

TÉHÉRAN (Tasnim) – Le report d’une réunion régionale sur le détroit d’Ormuz a été attribué à une ingérence étrangère, et des avertissements ont été lancés quant au fait que des pressions extérieures pourraient compromettre les efforts visant à renforcer la sécurité et la coopération régionales.

Le report de la réunion des ministres des Affaires étrangères des États riverains du golfe Persique reflète l’influence d’acteurs extérieurs.

Avant la réunion, des discussions avaient eu lieu concernant le niveau de participation et la possibilité que des acteurs extrarégionaux exercent une influence. Bahreïn avait précédemment annoncé qu’il ne participerait pas à la réunion, une décision qui semblait avoir été influencée par des pressions du régime israélien.

Au-delà de Bahreïn, un certain nombre d’autres pays de la région semblent désormais avoir été intimidés par les pressions d’acteurs extrarégionaux et ont pris des mesures destructrices visant à perturber la réunion régionale.

Selon des informations obtenues auprès d’une source bien informée, l’Arabie saoudite, sous divers prétextes, et Bahreïn, sous l’influence des États-Unis et du régime sioniste, ont empêché la tenue de la réunion sur l’accord Iran-Oman concernant le détroit d’Ormuz.

La source a également fait état d’actions négatives menées en coulisses par les Émirats arabes unis, bien que celles-ci n’aient pas abouti à une prise de position publique s’opposant au sommet d’Oman.

La question est de savoir combien de temps encore la sécurité régionale et les intérêts des pays concernés devront continuer à être sacrifiés au profit des ambitions du régime israélien et des États-Unis.

L’expérience a montré que la présence militaire américaine dans la région n’a pas apporté la sécurité et que le soutien de Washington aux intérêts du régime israélien n’a fait qu’accroître l’insécurité pour les pays d’Asie occidentale.

À la suite de l’agression américaine contre l’Iran et des menaces proférées par le régime israélien à l’encontre des pays de la région, ces derniers auraient dû prendre conscience que le dialogue, le renforcement de la confiance et l’absence d’ingérence étrangère constituent les seuls moyens de mettre en place un mécanisme régional commun efficace pour la paix, la stabilité et la sécurité.

L’Iran et Oman auraient pu finaliser et annoncer leur accord bilatéral sans impliquer d’autres pays, mais ils ont au contraire pris la décision tournée vers l’avenir et responsable d’informer les autres États de la région de leurs négociations et de leurs accords lors d’une réunion officielle.

Les parties qui ont fait échouer cette importante occasion de renforcer la compréhension entre les pays de la région devraient être tenues pour responsables des conséquences de ce gâchis.