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Au-delà de la stratégie du fou que certains médias désignent par euphémisme de théorie, Donald Trump, manipulé, exploité et manié par le criminel de guerre Netanyahou, semble montrer des signes de troubles psychopathologiques assez visibles consacrant de façon périlleuse la folie mégalomaniaque au pouvoir de la première puissance militaire de la planète.
Depuis plusieurs semaines, nous observons une manie particulière dans les déclarations publiques de Donald Trump. Le président des États-Unis joue certainement un rôle surfait et parfois il dépasse le script pour se dépasser. Cela peut être une stratégie. Il s’agit également d’une sorte de dissonance cognitive que nous appellerons provisoirement « projection cartographique de l’ego ».
En termes simples : cet homme, businessman dans l’âme, ne comprend pas du tout pourquoi l’Iran ne se couche pas simplement comme un labrador retriever très persan et très riche en pétrole. Il regarde la carte, voit une nation avec des milliards d’actifs gelés, beaucoup de pétrole et de gaz, mais avec un sens de la fierté nationale réputé pour être très susceptible, et se dit, en se frottant les mains : « Caracas, mais avec un bien meilleur houmous! » La cible est indubitablement trop tentante car affaiblie depuis l’issue de la longue guerre en Syrie et la perte de son influence au Levant, une éventuelle chute de l’Iran et son retour dans la zone d’influence US comme dans les années 1970 porterait un coup fatal au flanc Sud, réputé mou, de la Russie et surtout, mettra un terme à la longue et grande stratégie économique chinoise des routes de la soie et des couloirs de prospérité commune. En clair, une chute de l’Iran mettra la quasi totalité des réserves énergétiques fossiles entre les mains de Washington et lui accordera un atout majeur et décisif pour abattre tour à tour ses deux adversaires directs. Le mouvement MAGA ou Make America Great Again aura alors son messie ou Antichrist plaqué en or massif et une nouvelle ère pourra commencer. Ceci en théorie car le réel est infiniment plus complexe que ne peut l’être l’idéologie.
Dans le système d’exploitation mental de Trump (appelons-le pour illustrer notre analyse Windows 46, qui plante sans cesse et nécessite un redémarrage forcé via Fox News), l’algorithme de la « pression maximale » est censé être une clé passe-partout universelle. Le marteau de Thor. On met la pression maximale sur le Venezuela ? On obtient un coup d’État facilitant le kidnapping de Maduro par une opération éclair des forces spéciales américaines, un État vassalisé sur le champ et un type avec un chapeau de camouflage qui a l’air de s’être perdu en route pour un salon de pêche à la mouche. Par conséquent, la logique trumpienne veut que la pression sur l’Iran génère … une foule en liesse remerciant Trump de l’avoir libéré, une chaleureuse lettre de remerciement du nouveau pouvoir fantoche comme celui d’Irak, beaucoup de pétrole et les clés du détroit d’Hormuz.
Hélas, la mentalité iranienne, très particulière, ne se plie pas aux conditions générales des dérogations de la Trump Tower. Face à un tigre de papier, les Perses, héritiers d’un empire multi-millénaire qui a carrément inventé la cavalerie lourde à l’armure intégrale étincelante au soleil et qui installait déjà des canalisations alors que les ancêtres de leur adversaire s’étonnaient encore de voir des arbres à l’intérieur, ont tendance à réagir par un haussement d’épaules blasé vieux de 2 500 ans et une légère accélération de leurs centrifugeuses. Cela exaspère leur adversaire. C’est comme regarder un homme essayer d’ouvrir un bocal de cornichons récalcitrant en lui criant dessus, puis être sincèrement choqué que le bocal n’ait pas engagé son ancien avocat pour négocier une reddition.
Cette incapacité à faire la distinction entre les complexités géopolitiques de l’Iran et la zone d’ombre gangster-capitaliste de Caracas n’est pas un échec politique ; c’est un signe révélateur sur le plan psychologique. Elle révèle un esprit qui perçoit le monde entier soit comme un terrain de golf dont il est propriétaire, soit comme un entrepreneur qu’il peut escroquer.
Le dilemme pontifical : une altercation sans précédent
Les attaques de Trump contre la Cour Pénale Internationale ou CPI dont ses membres ont été soumis à d’intenses pressions et menaces avec en prime un procès pour harcèlement sexuel visant son président (l’arme préférée d’Israël après le F-16I Sufa ou le F-15I), voilà, chers lecteurs, que nous arrivons aux données cliniques les plus savoureuses : les attaques contre le pape. Mais quelle mouche a donc piqué Donald Trump pour s’attaquer au premier pape issu des États-Unis ?
Certes, les dirigeants mondiaux ont déjà entretenu des relations plus ou moins glaciales avec le Vatican par le passé. Sans remonter jusqu’à Philippe le Bel et son conflit avec le pape Boniface VIII, Napoléon Buonaparte a pour ainsi dire kidnappé un pape et l’a retenu comme un hôte très saint à Fontainebleau. Benito Mussolini a signé le traité du Latran en grinçant des dents si fort qu’il aurait pu en poncer du marbre. La relation du Chancelier allemand Adolf Hitler avec le pape Pie XII était… disons simplement « complexe » mais empreinte de respect même si nous préférons laisser l’analyse des microfilms aux historiens pour éviter de sortir du politiquement correct tordu imposé par les héritiers d’une Madeleine Albright adepte d’un totalitarisme sémantique excluant avec un mélange de véhémence et de condescendance tout discours en dehors de la matrice pro-sioniste.
Mais aucun d’entre eux — ni l’Ogre corse, ni le Duce fasciste, ni le Führer — n’a eu recours à l’équivalent moderne de la cloche du crieur public (Twitter/X) pour traiter le pape de « HONTEUX ! » parce qu’il avait laissé entendre que, peut-être, ériger des murs autour des pauvres n’était pas le summum des Béatitudes. Pire encore, le pape Léon XIV est pour la paix dans le monde et exige des propagateurs de guerre de ne plus invoquer Dieu pour tenter de légitimer ou justifier leur massacres.
Léon XIV avait déclaré samedi que la foi était nécessaire «pour affronter ensemble ce moment dramatique de l’Histoire». «Assez de l’idolâtrie du moi et de l’argent! Assez des démonstrations de force! Assez de guerres ! La véritable force se manifeste en servant la vie».
«Chers frères et sœurs, il existe certainement des responsabilités impératives qui incombent aux dirigeants des nations. Vers eux nous nous écrions: arrêtez! Il est temps de faire la paix! Asseyez-vous à la table du dialogue et de la médiation, et non à la table où se planifie le réarmement et où se décident des actions meurtrières!»
Pape Léon XIV
Cela irrite Trump et le clan nombreux des faussaires se cachant sous une forme d’une usurpation de certains aspects superficiels d’une fausse religion empruntant à la Chrétienté certains attributs pour justifier la prédation, le meurtre et le pillage pour le profit en s’écriant « Dieu aime les riches » (en omettant surtout et toujours « malhonnêtes »). C’est la goutte qui fait déborder le vase.
C’est ce modèle psychopathologique obsessionnel (OPP) que nous devons disséquer. C’est un double coup de poing composé de chantage et de délire.
L’illusion
Trump croit sincèrement, à un niveau synaptique profond, que tout le monde est en concurrence pour le titre de la « personne la plus importante au monde ». Il ne voit pas le pape comme le Vicaire du Christ, mais comme le PDG d’une marque concurrente, bien plus ancienne, plus fréquentée et infiniment plus exonérée d’impôts, appelée « Catholicisme, Inc. ». Plus encore, Trump pourrait considérer le Christ comme concurrent direct et son étrange représentation conçue par IA le montrant comme un Christ soignant Epstein ou un avatar de Netanyahou sur fond de symboles militaristes forts, supprimée par la suite avec une justification plus piètre que cette représentation ne trompe guère sur la présomption du personnage, grossier et imbu de lui-même. Le soft power du pape — cette capacité à faire légèrement pencher la tête de 1,3 milliard de personnes dans une réflexion morale — est un affront au besoin du MAGA d’une domination dure, fracassante, bruyante, retweetable et performative. Il ne peut pas laisser passer cela. Il doit attaquer. Pourquoi ? Parce que si le pape a raison au sujet de la miséricorde, alors toute la forteresse de griefs et de dorures kitsch de Trump est bâtie sur un bunker théologique.
C’est là que l’humour devient aussi sombre qu’un confessionnal après la fermeture. Pourquoi cette rage particulière reflétant la haine profonde et viscérale qu’entretient Israël pour l’église depuis Caïphe? Pourquoi cette haine étrange, presque personnelle, envers un homme en robe blanche qui parle de ponts plutôt que de murs ? La base soutenant Trump, les sionistes évangéliques, qui n’ont jamais été et ne seront jamais chrétiens, les adeptes de l’« Évangile de la prospérité », détestent le pape. Ils pensent que c’est un communiste avec un drôle de chapeau. La viabilité politique de Trump est à la merci des caprices d’une population bête et méchante qui considère la charité comme une porte d’entrée vers le socialisme.
Il doit donc s’en prendre au pape. Son propre électorat et ses riches donateurs sionistes le font chanter pour qu’il s’en prenne à Saint Pierre. C’est l’équivalent politique d’une vidéo d’otage où l’otage est contraint de dire qu’il déteste vraiment le concept des pains et des poissons. L’illusion qu’il est en train de gagner ce combat masque la triste réalité. Il s’agit d’un homme de 77 ans contraint de se battre à coups de gifles avec le Saint-Esprit pour maintenir son taux de réponse à ses e-mails de collecte de fonds à 40 %.
Revenons donc à l’Iran. Trump ne parvient pas à comprendre pourquoi l’ayatollah dont on a assassiné le père, la mère et la fille ne cède pas du tout et se montre plus défiant et combatif que jamais. Il ne saisit pas tout simplement comment le pouvoir iranien n’est pas comme un costume bon marché issu de sa propre ligne de vêtements, aujourd’hui abandonnée. La réponse est la même que celle qui explique pourquoi le pape ne modifie pas l’Évangile pour y inclure une niche fiscale en faveur des terrains de golf. Il existe dans ce monde une forme de pouvoir — qu’il s’agisse de l’art de gouverner de la Perse antique ou d’une autorité spirituelle vieille de 2 000 ans — qui ne réagit pas à la fréquence spécifique de jérémiades numériques sur Truth Social ou X.
Tant que l’intéressé n’aura pas compris que l’Iran n’est pas un hôtel en faillite à Atlantic City et que le Vatican n’est pas un casino concurrent sur le Strip, nous sommes condamnés à assister en direct au déroulement de cette névrose particulière. C’est comme regarder Napoléon Buonaparte envahir la Russie en plein hiver, sauf qu’au lieu de la neige, du verglas, de la famine et de la vermine, on a juste 280 caractères d’égo megalomaniaque et une Garde suisse très, très désorientée (avec tout notre respect aux braves Gardes suisses). En fait Trump sait qu’il est politiquement fini et qu’il faut s’enrichir pour obtenir une hypothétique entrée au paradis mais voilà que le pape lui promet l’enfer, comme si l’enfer du chantage d’Epstein n’y suffit pas. Reste cette guerre d’Iran au profit de ce maudit Netanyahou. Une campagne de Russie en hiver sans fin. Cela déraille.
C’est l’impression assez nette que l’on a de cette désastreuse guerre en Iran.