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US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Getty Images/Florian Gaertner_Photothek

Le président du groupe parlementaire du Parti social-démocrate allemand, évoquant l’aggravation de la crise énergétique en Allemagne due à l’agression américano-israélienne illégale contre l’Iran, affirme que la poursuite de la guerre pourrait justifier la déclaration d’un état d’urgence budgétaire.

Matthias Miersch, président du groupe parlementaire du Parti social-démocrate allemand, cité par Deutsche Welle, a évoqué la possibilité d’une augmentation de la dette publique du pays, en raison du blocage du détroit d’Hormuz et de la persistance de la crise énergétique liée à la guerre en Asie de l’Ouest.

« Le gouvernement a le devoir d’empêcher l’effondrement de l’économie. Je ne veux pas exagérer les mauvais scénarios, mais dans le pire des cas, toutes les options doivent être envisagées », a-t-il expliqué.

Miersch a ajouté : « Parmi ces options figure la déclaration d’un état d’urgence budgétaire, c’est-à-dire l’adoption d’une décision permettant de dépasser le plafond de la dette et, si nécessaire, de contracter de nouvelles dettes ».

Selon Deutsche Welle, le Parlement allemand peut, par une mesure appelée « dépassement du plafond de la dette », faire exception à la règle légale limitant l’endettement en cas d’urgence.

Jens Spahn, président du groupe des partis chrétiens, avait récemment mis en garde à plusieurs reprises contre de nouvelles dettes, mais Miersch a répondu à ces critiques en déclarant : « Celui qui rejette totalement, au lieu de prendre les mesures préventives nécessaires, ne semble pas mesurer l’ampleur des turbulences auxquelles nous serons confrontés si la crise liée à la guerre contre l’Iran se poursuit ».

Il a averti que personne ne peut prévoir la manière dont le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, agiront.

Selon lui, la poursuite du blocage du détroit d’Hormuz aurait « des conséquences bien au-delà du marché pétrolier ; il ne s’agit plus seulement de carburant ou de transport aérien, mais de l’ensemble des chaînes d’approvisionnement, qui risquent de s’effondrer avec des répercussions économiques très larges ».

Ainsi, selon Miersch, le gouvernement doit être prêt à « préserver la cohésion sociale, notamment par des paquets de soutien supplémentaires ».

Ce responsable politique allemand considère les paiements directs comme une option et affirme : « Les réductions du prix du carburant, en raison de l’urgence, nécessitent la mise en œuvre d’une politique globale».

« Pour d’éventuelles aides ultérieures, nous avons plus de temps et pouvons agir de manière plus ciblée, par exemple via des paiements directs imposables, comme pendant la pandémie de coronavirus », a-t-il indiqué.

Cette méthode est « socialement plus équilibrée, car les personnes riches remboursent une plus grande part de ces aides via l’impôt », a-t-il noté.

Presstv