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Larry C Johnson

Honnêtement, je ne sais pas ce que Trump va faire. Je ne peux que vous rapporter ce qu’on m’a dit. Un de mes amis, qui vit aux Émirats arabes unis, m’a contacté tard hier soir pour me faire part d’informations qu’il avait reçues d’un responsable émirati proche des milieux de la défense du pays. Ce responsable a déclaré à mon ami que les États-Unis attaqueraient l’Iran le 7 mai… C’est-à-dire jeudi.Compte tenu de l’accès dont dispose cette source, je trouve cette information crédible. Puis Trump publie ceci vers 18 h, heure de l’Est :

À la suite de la publication de Trump sur Truth, l’US Air Force est soudainement devenue étrangement silencieuse au-dessus de l’Europe et de l’Asie occidentale. Au cours des dernières 24 heures, le nombre d’avions militaires américains en vol dans la région s’est effondré — passant de plus de 27 hier à seulement 7 actuellement. Il s’agit uniquement d’appareils de logistique et de ravitaillement : des C-17 Globemasters, un C-5M Super Galaxy et des KC-135 Stratotankers faisant la navette entre Ramstein, Spangdahlem, Tel Aviv, Abu Dhabi et Al Udeid. Pas d’avions de combat. Pas de renfort.

J’ai appris d’une autre source — non vérifiée — qu’une explication possible du revirement apparent de Trump pourrait avoir un rapport avec son prochain voyage en Chine… Pékin a lancé un ultimatum implicite concernant le prochain voyage Trump / Xi, menaçant d’annuler ou de dégrader la visite s’il y avait une nouvelle escalade de la part des États-Unis contre l’Iran.

À peu près au moment où Trump a annoncé qu’il suspendait l’opération « Project Freedom », le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a fermement nié avoir tiré des missiles ou des drones sur les Émirats arabes unis. Les attaques d’hier et d’aujourd’hui étaient-elles donc un coup monté par Israël, qui tente toujours de provoquer une nouvelle attaque contre l’Iran ? C’est certainement une possibilité plausible.

Puis il y a Marco Rubio… Rubio s’est installé derrière le podium de la salle de presse de la Maison Blanche pour remplacer — au moins temporairement — la porte-parole Karoline Leavitt pendant son congé maternité, plaçant ainsi le plus haut diplomate du pays dans le rôle inhabituel de porte-parole en chef de la Maison Blanche. Rubio a longuement parlé du « Project Freedom » — l’opération américaine visant à escorter les navires dans le détroit d’Ormuz — en soulignant que toutes les opérations dans la région sont de nature défensive, qualifiant le blocus iranien de tentative d’extorsion de droits de passage. Il a déclaré que l’« Opération Epic Fury » — l’attaque américano-israélienne initiale du 28 février contre l’Iran — « est terminée » car tous ses objectifs ont été atteints avec succès, mais s’est abstenu de déclarer la fin du conflit global ou d’exclure sa reprise.

Concernant la posture défensive, Rubio a été clair : « Il n’y aura pas de tirs à moins qu’on ne tire sur nous en premier. Nous ne les attaquons pas. S’ils constituent une menace pour nos forces, nous abattrons les drones, nous abattrons les missiles. Mais c’est de nature défensive. » En ce qui concerne l’Iran, Rubio a déclaré que les affirmations iraniennes selon lesquelles le pays ne souhaite pas développer d’armes nucléaires sont contredites par ses actions, soulignant le développement par l’Iran d’une technologie avancée de centrifugation, l’enrichissement d’uranium et la construction de bunkers souterrains. Il a ajouté que l’Iran doit choisir entre la guerre et la paix, et que la paix exigera une démonstration convaincante que Téhéran ne cherchera pas à se doter d’armes nucléaires.

Répondant à une question sur la visite du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi en Chine, Rubio a déclaré qu’il espérait que Pékin ferait savoir à Téhéran que ses actions dans le détroit entraînent un isolement mondial. « J’espère que les Chinois lui diront ce qu’il faut lui dire : que ce que vous faites dans le détroit vous conduit à l’isolement mondial. C’est vous le méchant dans cette histoire. » Il a également fait valoir que la Chine, plus que les États-Unis, souffre des actions de l’Iran, compte tenu de la dépendance de son économie axée sur les exportations vis-à-vis du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.

Ce qui me préoccupe le plus, c’est que l’administration Trump semble convaincue que l’économie iranienne s’effondre et que le gouvernement iranien cherche désespérément à conclure un accord. Ce n’est tout simplement pas vrai, mais les collaborateurs de Trump semblent en être convaincus. L’Iran ne reviendra pas sur son plan de paix en 14 points, qui prévoit notamment la fin des attaques israéliennes contre le Liban, la Cisjordanie et Gaza. De même, je ne pense pas que l’équipe Trump soit disposée à accepter ces exigences, ce qui signifie une impasse.

L’agence de presse iranienne Fars a réagi au message publié par Trump sur Truth comme suit :

Face aux avertissements fermes de la République islamique d’Iran, le président des États-Unis a annoncé tôt mercredi matin une suspension temporaire du plan militaire dans le détroit d’Ormuz.

Du point de vue de l’Iran, ce pays détient toujours les cartes maîtresses, tandis que Donald Trump est toujours submergé par les demandes des sionistes fervents qui veulent qu’il achève l’Iran militairement. Nous saurons d’ici vendredi quelle ligne de conduite Trump a choisie.

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