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Etats-Unis, Israël, la résistance libanaise, le pouvoir libanais, Liban
Ibrahim Al-Amine
On dit en Israël que l’échec de l’ennemi à mener une opération contre nos soldats ou nos citoyens ne justifie pas de féliciter celui qui a déjoué l’attaque, mais plutôt d’alerter le responsable de la traque des ennemis sur son manquement à empêcher la menace à la source. Une phrase a toujours été célèbre dans les discussions entre les dirigeants de l’ennemi et leurs collaborateurs : « La question n’est pas qu’ils aient échoué, la question est qu’ils pourraient réussir la prochaine fois. »
Cette logique est l’un des piliers du système de dissuasion sur lequel repose l’entité d’occupation. Israël s’octroie ainsi le droit d’agir, non pas contre ceux qui commettent des actes à son encontre, mais même contre ceux qui y songent, qui les planifient ou qui s’emploient à en rassembler les éléments. C’est une logique qui a subi de lourds revers en Palestine, au Liban et dans le monde arabe au cours des dernières décennies, mais Israël s’efforce de la rétablir depuis le 7 octobre 2023, et a décidé de la mettre au service de l’élimination de la menace dès ses premiers stades, sans attendre qu’elle se concrétise.
Aujourd’hui, Israël mène la guerre au Liban, qu’il poursuit depuis le début des affrontements avec la résistance, le 8 octobre 2023. Depuis lors, l’ennemi n’a cessé de mener toutes sortes d’opérations sécuritaires et militaires contre ce qu’il considère comme une « menace » de la part de la résistance.
Il utilise les termes de « menace » et de « menace imminente », non pas pour justifier ses crimes, mais pour donner à ses alliés, notamment aux États-Unis et au Liban, un prétexte pour justifier les crimes commis contre les Libanais, qu’ils soient résistants ou civils.
Mais le problème d’Israël refait surface, car l’élimination de la menace est une hypothèse aveugle qui ne produit pas les résultats escomptés, même si l’effort déployé englobe tout, des renseignements aux opérations spéciales, en passant par les bombardements, les raids ou même les incursions. Telle est la situation de l’ennemi aujourd’hui, face au type d’opérations menées par le Hezbollah sur le terrain.
Et si, au sein de l’entité d’occupation, certains ont déclaré avoir trouvé dans leur armée des personnes qui ont mis en garde les commandements militaires et sécuritaires contre les dangers des drones kamikazes que le Hezbollah utilise ces jours-ci contre les soldats de l’ennemi et ses cibles, cet avertissement ne sert à rien. Non seulement parce que les responsables n’ont pas pris ces propos au sérieux, mais aussi parce qu’il existe un type d’actions de résistance pour lequel il n’y a ni remède ni frein.
Alors que l’armée d’occupation s’efforce de trouver des solutions opérationnelles pour atténuer les risques liés à ce type d’arme, les services de sécurité de l’entité d’occupation s’efforcent d’obtenir ce qui leur permettra de punir les auteurs de ces actions, car elles savent qu’il n’y a pas de remède à de telles résistances. Par conséquent, l’ennemi sait parfaitement qu’il est confronté à des réalités de terrain impitoyables, même si l’occupation s’étend, si le champ des bombardements s’élargit et si le nombre de martyrs augmente…
C’est la résistance, imbécile !