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Le secrétaire général du Hezbollah a appelé les responsables libanais à mettre fin à cette mascarade et à cette humiliation que l’on appelle les négociations directes, afin de se renforcer en ralliant l’ensemble de votre peuple autour du choix d’un État souverain sous votre direction, auquel les ennemis devront inévitablement se soumettre.

Le résultat de ces négociations directes, absurdes, humiliantes et honteuses pour le Liban – et rejetées en bloc par de larges pans de la population libanaise –, s’est concrétisé par la déclaration de Washington qui définit les principes fondamentaux selon lesquels les États-Unis et Israël envisagent de soumettre le Liban au projet du « Grand Israël ».

Faire du désarmement de la résistance l’objectif principal de tout accord revient à anéantir la force du Liban et constitue une menace existentielle d’extermination de son peuple résistant. C’est une déclaration visant à détruire le Liban, à le déstabiliser et à semer la discorde entre les Libanais au profit d’Israël, afin qu’Israël obtienne par la politique ce qu’il n’a pas obtenu par la guerre. Et cela est impossible pour ceux qui veulent la fierté et la dignité, et préserver le sang des martyrs, des blessés, des prisonniers et de ce grand peuple qui se sacrifie. Car nous ne sommes pas de ceux qui trahissent la confiance des martyrs, de la terre et de l’avenir des générations.

Cette déclaration est une feuille de route pour l’extermination d’une partie du peuple libanais et l’asservissement du reste.

Que la voie sécuritaire soit placée sous le slogan d’un cessez-le-feu illusoire, interprété comme signifiant que le Hezbollah cesse les tirs et que les résistants quittent le sud, alors que l’agression se poursuit et sous la pression militaire, cela revient à une capitulation, une défaite et la réalisation des objectifs de l’ennemi. C’est comme le rêve de Satan d’entrer au paradis.

Nous ne nous intéressons qu’à l’arrêt de l’agression totale, au cessez-le-feu et au retrait d’Israël.

Le cessez-le-feu doit être total : pas de division entre le Sud et le reste du Liban, et pas de liberté de tuer pour l’ennemi israélien au Liban. Tant que l’occupation persiste, la résistance se poursuit.

Nous n’avons donné à personne l’engagement de ne pas résister à l’agression et de ne pas riposter à ses attaques. Et tant que l’agression se poursuivra, nous y ferons face de toutes nos forces, et nous la frapperons là où nous le déciderons et où nous le pourrons. Et tant que nos villages ne seront pas en sécurité, qu’ils seront bombardés et détruits et que notre peuple sera tué, les colonies ne seront pas en sécurité, et ils subiront notre colère et notre force. Les assassins des prophètes ne s’installeront pas sur notre terre, Nous combattrons les envahisseurs jusqu’à ce que nous les chassions de notre terre et mettions fin à leur agression, en comptant sur l’aide et le soutien de Dieu, sur la bravoure des héros courageux de la résistance, et sur la solidarité de notre peuple grand et exceptionnel qui a consenti d’immenses sacrifices pour lesquels nous lui rendons hommage, et qui reste inébranlable dans son soutien à la résistance, ainsi que sur le capital inépuisable que représente le sang des martyrs. Dieu a dit : « Et ne faiblissez pas dans la poursuite de ces gens. Si vous souffrez, eux aussi souffrent comme vous souffrez, mais vous espérez de Dieu ce qu’ils n’espèrent pas. Et Dieu est Omniscient et Sage. (Les Femmes 104). Nous sommes convaincus de la victoire de cette résistance husayni, « et il nous incombait en vérité de venir au secours des croyants ».

L’objectif fondamental doit être la souveraineté du Liban, qui ne peut être réalisée que par la solution exclusive consistant à mettre fin à l’agression israélienne contre le Liban sous toutes ses formes, par les airs, sur terre et par mer, à se retirer des territoires libanais pour que l’armée puisse se déployer au sud du fleuve Litani, à libérer les prisonniers, à permettre aux gens de retourner dans tous leurs villages et à reconstruire le pays.

Nous n’acceptons aucun lien entre l’existence de la résistance et la cessation de l’agression ainsi que le retrait d’Israël.

Personne n’a le droit d’intervenir dans les affaires intérieures libanaises entre Libanais, pour régir leur vie politique, économique et sociale, ni dans les décisions qu’ils prennent d’un commun accord concernant la souveraineté et la protection de leur pays dans le cadre de la stratégie de sécurité nationale sur laquelle ils s’accordent.

Nous tenons à l’unité nationale face à l’agression, car elle est une force pour nous tous.

Nous tenons l’Autorité pour responsable de remplir son devoir afin de remédier à la division interne libanaise qu’ont provoquée ses choix politiques, lesquels ne reflètent pas le consensus national des composantes libanaises, les principes de la Constitution et la formule de la coexistence.

Les autorités ont la responsabilité de prendre l’initiative de mesures et d’un dialogue menant à l’unité des Libanais face à l’agression israélienne contre notre pays, car il s’agit d’une agression contre nous tous.

Il faut d’abord que les enfants du pays s’entendent face à l’agression, puis que nous réglions nos différends sous l’égide de la Constitution, de l’accord de Taïf, de l’unité des citoyens et de la coexistence.

Nous appelons les responsables à mettre fin à cette mascarade et à cette humiliation que l’on appelle les négociations directes, afin d’être plus forts en ralliant tout votre peuple autour du choix d’un État souverain sous votre direction, auquel les ennemis devront inévitablement se soumettre.