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Abbas Araghchi, États-Unis, détroit d'Ormuz, Donald Trump, guerre des États-Unis contre l'Iran, Iran, négociations Iran-États-Unis
Des responsables iraniens ont déclaré que le fait de traiter le président américain « comme un patient » avait déjà permis de réaliser « certains progrès » dans les négociations.

Les négociateurs iraniens ont engagé des psychologues chevronnés pour examiner les messages diplomatiques destinés au président américain Donald Trump lors des pourparlers indirects entre Washington et Téhéran, a rapporté le journaliste américain Jeremy Scahill le 13 juin, citant des sources iraniennes.
Lors d’une intervention dans le podcast « Breaking Points », Scahill a déclaré que ce changement avait été mis en œuvre il y a quelques semaines, la délégation iranienne estimant que Trump souffrait d’une « véritable maladie mentale » et qu’il « agissait dans un état mental altéré ».
Les négociateurs ont expliqué à Scahill que cette décision n’avait pas été prise « à la légère », mais en réponse à ce qu’ils perçoivent comme un dirigeant « mentalement incapable ».
Après avoir demandé à des professionnels de la santé d’« établir un profil psychologique », l’équipe a commencé à « adapter » les messages avant de les transmettre aux médiateurs.
Cette stratégie coïncide avec un regain d’attention portée à la santé du président alors qu’il fête dimanche son 80e anniversaire.
Des rapports antérieurs faisaient état de symptômes physiques chez le président, notamment des ecchymoses aux mains, des chevilles enflées, une éruption cutanée au cou et des assoupissements fréquents lors des réunions du cabinet.
Des responsables iraniens ont indiqué que le fait de traiter cette interaction « comme s’il s’agissait d’un patient » avait déjà permis de réaliser « certains progrès » dans les négociations.
Les pays médiateurs, dont le Qatar et la Turquie, auraient également fait part de leurs inquiétudes concernant la cohérence du président.
Les inquiétudes croissantes concernant l’état mental de Trump surgissent alors que les États-Unis ont échappé de justesse à une invasion terrestre potentiellement catastrophique de l’Iran.
CNN a révélé le 12 juin que de hauts responsables militaires américains avaient failli approuver un plan risqué visant à s’emparer de l’uranium iranien, le général Dan Caine s’étant rendu au CENTCOM en mai pour examiner les plans d’invasion.
Trump a finalement mis fin à ce plan, apparemment par crainte de provoquer de vives représailles iraniennes, une escalade continue, des turbulences économiques mondiales et des pertes américaines importantes.
Les avertissements des services de renseignement soulignaient également les répercussions régionales potentielles, notamment la fermeture éventuelle du détroit de Bab al-Mandab par le Yémen.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a révélé vendredi qu’un projet de mémorandum visait à mettre officiellement fin à la guerre régionale, y compris au Liban, et a souligné que l’Iran « ne laissera jamais le Liban seul ». Il a ajouté que la fin de la guerre exigeait le retrait d’Israël des territoires libanais.