TÉHÉRAN (Tasnim) – Une délégation du Qatar s’est rendue à Téhéran pour mener des consultations avec des responsables iraniens sur les derniers développements liés au processus diplomatique en cours.
Au cours de sa visite, la délégation qatarienne a tenu des pourparlers avec des responsables iraniens afin de faire le point sur les récents développements concernant les efforts diplomatiques.
Cette visite fait suite au déplacement, mercredi dernier, d’un des conseillers du ministre des Affaires étrangères du Qatar à Téhéran pour des discussions et des consultations concernant un projet de protocole d’accord visant à mettre fin à la guerre d’agression menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran.
Dans des déclarations faites vendredi, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a déclaré que Téhéran et Washington pourraient annoncer un accord préliminaire dans les jours à venir, tout en soulignant que le processus n’était pas encore finalisé. Il a décrit la diplomatie comme un moyen de consolider les gains stratégiques de l’Iran à la suite de la dernière vague d’agression américano-israélienne et a indiqué que les discussions portaient sur un protocole d’accord en 14 points qui est toujours à l’étude.
Selon M. Araqchi, le cadre proposé comprend deux étapes, commençant par un protocole d’accord initial suivi de négociations en vue d’un éventuel accord final. Il a indiqué que des questions telles que la levée des sanctions, le dossier nucléaire et les questions liées à l’enrichissement, la reconstruction économique et d’autres sujets sensibles seraient abordées au cours d’une deuxième phase qui devrait durer environ 60 jours.
Le ministre iranien des Affaires étrangères a également souligné l’importance de garanties exécutoires, citant des expériences passées de non-respect par des adversaires et insistant sur la nécessité de mettre en place des mécanismes pour prévenir de futures violations. Il a ajouté que les institutions diplomatiques et de défense de l’Iran agissaient en coordination pour protéger les intérêts nationaux et a affirmé que tout accord éventuel devait être fondé sur le respect mutuel de la souveraineté et la fin des approches fondées sur la pression.