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Cette opération meurtrière de la résistance fait suite au rejet par le Hezbollah d’un accord illégal entre le Liban et Israël qui aurait permis la poursuite de l’occupation et la violation de la souveraineté

Un combattant de la résistance du Hezbollah a tué dans la nuit un commandant de section appartenant au 12e bataillon de la brigade d’élite Golani de l’armée israélienne, a confirmé Tel-Aviv dans un communiqué publié le 28 juin.
Un officier israélien envahisseur tué lors d’un affrontement avec un combattant de la résistance libanaise dans le sud du Liban
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Un officier israélien en mission d’invasion a été tué et un autre soldat blessé lors d’un affrontement survenu dans la nuit avec un combattant de la résistance libanaise dans le village de Deir Siryan, au sud du Liban,… https://t.co/DC9fTxrRl1 pic.twitter.com/QrBsXWwQzY— The Cradle (@TheCradleMedia) 28 juin 2026
Le capitaine David Hazut et d’autres soldats de la brigade d’élite ont pénétré dans un bâtiment du village de Deir Siryan – situé dans la soi-disant « zone de sécurité » qu’Israël tente depuis plusieurs semaines de débarrasser des combattants de la résistance.
Alors qu’ils pénétraient dans le bâtiment vers 2 h du matin dimanche, un combattant de la résistance a attaqué les forces d’occupation, tuant Hazut et blessant légèrement un autre soldat, selon une enquête menée par l’armée israélienne.
L’armée a ajouté que des opérations de recherche avaient été lancées pour localiser le combattant de la résistance, et que Tel-Aviv avait bombardé des « sites du Hezbollah » dans la région.
« Il semble qu’un tireur attendait les forces dans la cage d’escalier du bâtiment et ait tiré sur les soldats à courte distance. Le tireur a réussi à s’enfuir… la poursuite est toujours en cours », a rapporté Doron Kadosh, correspondant de la radio de l’armée israélienne.
L’annonce de l’armée israélienne a coïncidé avec la poursuite des violations du cessez-le-feu au Liban par Tel-Aviv.
Un avion de combat israélien a frappé près de la ville de Deir Siryan dimanche matin.
Les forces israéliennes ont également lancé une frappe de drone sur Nabatieh al-Fawqa et tiré des obus d’artillerie à fragmentation près des villes de Shebaa et Shouaya, dans le district de Hasbaya.
Par ailleurs, Nabih Berri, président du Parlement libanais et chef du Mouvement Amal, allié du Hezbollah, s’est entretenu dimanche par téléphone avec son homologue iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, au sujet de la situation au Liban.
Le président du Parlement libanais qualifie l’accord-cadre avec Israël de « complot » alors que l’Iran réclame la mise en œuvre rapide de la clause relative à la guerre au Liban
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Lors d’un entretien téléphonique avec le président du Parlement libanais Nabih Berri, le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a déclaré que la fin de la guerre au… pic.twitter.com/ROteKVVjbS— The Cradle (@TheCradleMedia) 28 juin 2026
L’opération meurtrière menée par le Hezbollah tôt dimanche matin est survenue deux jours après la signature par le gouvernement libanais d’un accord négocié par les États-Unis avec Israël, à l’issue de plusieurs cycles de pourparlers directs.
Tant ces pourparlers que l’accord lui-même, qui prévoit la reconnaissance d’Israël par le Liban, constituaient une violation flagrante des lois libanaises.
« Cet accord est nul et non avenu », a déclaré samedi le chef du Hezbollah ajoutant que la résistance « se poursuivra sur le terrain pour vaincre l’occupation. Nous n’avons pas quitté le terrain. »
Cet accord a été décrit comme une tentative visant à couper le Liban de la République islamique, qui a exigé un cessez-le-feu total et le retrait israélien du pays.
Ces conditions figuraient dans la première clause du texte officiel du protocole d’accord conclu entre l’Iran et les États-Unis au début du mois.
L’accord américano-libano-israélien signé à Washington le 26 juin stipule que le Hezbollah doit être désarmé avant que tout retrait des forces d’occupation puisse avoir lieu.
Netanyahu expose les conditions d’Israël au Liban après la signature de l’accord-cadre de capitulation, et promet que l’occupation israélienne se poursuivra aussi longtemps qu’Israël le jugera nécessaire
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À la suite de l’accord-cadre négocié par les États-Unis avec le Liban, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré… pic.twitter.com/V8ek35HuNG— The Cradle (@TheCradleMedia) 27 juin 2026
L’accord s’appuie également sur certains aspects des précédentes négociations directes entre Israël et le Liban, notamment la mise en place de « zones pilotes » dans lesquelles les Forces armées libanaises (FAL) se déploieraient afin de démanteler les « groupes armés non étatiques », y compris la résistance.
« Deux zones initiales ont été convenues par l’[armée israélienne] et les FAL, et les futures zones pilotes feront également l’objet d’un accord par consentement mutuel », stipule la clause 3 de l’accord-cadre, ce qui revient en fait à contraindre l’armée libanaise à demander l’autorisation d’Israël pour déterminer où elle se déploiera.
Cet accord empêcherait également le Liban de déposer des plaintes juridiques internationales légitimes contre Israël, qui a tué des milliers de Libanais et en a déplacé plus d’un million depuis le début du mois de mars de cette année.
C’est ce que prévoit la clause 13 de l’accord entre le Liban et Israël, qui appelle à « la cessation de toute action hostile ou défavorable au sein des instances politiques ou juridiques internationales ».
Halima el Kaakour, députée libanaise et professeure de droit international, s’adresse au président libanais Joseph Aoun et au Premier ministre libanais Nawaf Salam :
« Comment pouvez-vous approuver la clause stipulant que les parties doivent “s’abstenir de prendre toute mesure hostile ou défavorable au niveau international… pic.twitter.com/oNO6IjvdaD— The Cradle (@TheCradleMedia) 27 juin 2026
Israël a utilisé illégalement des produits chimiques toxiques nuisibles à l’environnement dans le sud du Liban, notamment du phosphore blanc.
Il a également détruit des dizaines de milliers de logements civils et déclaré publiquement que des centaines de milliers de citoyens libanais n’étaient pas autorisés à retourner dans leurs villages situés à la frontière.
« Le gouvernement d’Israël et le gouvernement du Liban… affirment leur objectif commun de parvenir à une paix et à une sécurité durables… Les deux pays déclarent leur ambition de mettre fin au conflit qui les oppose, de garantir la souveraineté et la sécurité des deux pays, et d’établir des relations de bon voisinage pacifiques entre eux », peut-on lire dans la déclaration liminaire de l’accord.
Le journaliste libanais Hassan Illaik :
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« Il s’agit d’un accord de normalisation en matière de sécurité, d’un accord d’alliance subordonnée en vertu duquel Joseph Aoun devient subordonné à Netanyahou, ainsi qu’à tout futur Premier ministre israélien. En plus de mettre en place une sécurité conjointe… — The Cradle (@TheCradleMedia) 26 juin 2026
Le Hezbollah, le Mouvement Amal et divers autres segments de la société libanaise ont réagi à cet accord avec consternation et l’ont catégoriquement rejeté.