
Dans un entretien d’une profondeur rare, nous recevons Maître Elie Hatem, un éminent juriste et analyste pour décrypter l’impact historique du Guide de la Révolution, le martyr Ayatollah Seyyed Ali Khamenei. Bien plus qu’un dirigeant politique, l’Ayatollah Khamenei apparaît, à travers cette analyse, comme l’architecte d’une ère de résistance et de résilience. Depuis 1989, il a su naviguer à travers les tempêtes de l’hégémonie mondiale pour garantir la continuité de l’État iranien et affirmer la place singulière de sa civilisation sur la scène internationale.
Téhéran (IRNA)-Alors que la nation iranienne et le monde musulman pleurent la disparition du Guide martyr de la Révolution, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, un expert juriste de renom livre un entretien exclusif pour analyser l’œuvre monumentale de ce Leader dont la vision a redéfini les équilibres géopolitiques mondiaux. Entre la préservation de l’identité civilisationnelle de l’Iran et l’impulsion d’un nouvel ordre international multipolaire, cet entretien revient sur la trajectoire d’un homme qui a fait de la dignité nationale et de l’autonomie stratégique le socle immuable de la République islamique d’Iran.
À travers un examen minutieux de sa gestion des crises, de sa maîtrise du droit international et de sa capacité à anticiper la transition vers un monde multipolaire, notre expert explore comment la pensée du Guide est devenue la boussole de la diplomatie iranienne : un triptyque indissociable de dignité, de sagesse et de discernement. Cet entretien offre une clé de lecture essentielle pour comprendre comment l’Iran, sous son impulsion, est passé du statut de cible des puissances impériales à celui de pivot incontournable de la stabilité et de la souveraineté dans un monde en pleine mutation.
1) Comment analysez-vous le rôle que le Guide martyr de l’Iran, l’Ayatollah Seyyed Ali Khameneï, a joué dans la trajectoire politique de l’Iran contemporain et dans les équilibres régionaux ?
Je pense que le rôle joué par l’Ayatollah Ali Khamenei dans l’Iran contemporain ne peut être analysé uniquement sous l’angle de la politique intérieure.
Depuis son accession à la fonction de Guide de la Révolution en 1989, il est devenu l’un des principaux architectes de la stratégie iranienne au Moyen-Orient. Son action s’inscrit dans une continuité historique, mais également dans une adaptation permanente aux profondes transformations de l’environnement international intervenues après la fin de la guerre froide.
À mon sens, son premier apport a été de préserver la stabilité institutionnelle de la République islamique à un moment particulièrement délicat. La disparition de l’Ayatollah Khomeiny aurait pu ouvrir une période d’incertitude. Or l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei est parvenu à assurer la continuité de l’État, tout en accompagnant l’Iran dans une succession de crises majeures : la reconstruction après la guerre avec l’Irak, la disparition de l’Union soviétique, les interventions militaires américaines en Afghanistan puis en Irak, les sanctions économiques, les négociations nucléaires et les bouleversements régionaux des deux dernières décennies.
Sa vision stratégique repose, me semble-t-il, sur une idée centrale : celle de la souveraineté nationale. Dans son approche, l’indépendance politique ne constitue pas seulement un principe juridique, mais une condition indispensable à la préservation de l’identité historique et civilisationnelle de l’Iran. Cette conception explique en grande partie la constance de sa politique, fondée sur le refus de toute dépendance à l’égard d’une puissance étrangère, quelle qu’elle soit.
Il est également intéressant d’observer que l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei ne réduit jamais l’Iran à sa seule dimension religieuse. Son discours fait constamment référence à l’histoire plurimillénaire de la Perse, à son héritage culturel, à sa langue, à sa mémoire nationale et à sa vocation historique. Dans cette perspective, l’islam chiite apparaît comme l’un des éléments constitutifs de l’identité iranienne, sans effacer pour autant les héritages plus anciens de la civilisation perse. Le maintien des grandes fêtes nationales comme Nowrouz, héritées de l’époque préislamique, illustre cette volonté d’inscrire la République islamique dans une continuité historique plutôt que dans une rupture avec le passé.
Sur le plan régional, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei a poursuivi une stratégie visant à faire de l’Iran un acteur incontournable des équilibres du Moyen-Orient. Que l’on partage ou non cette politique, il est difficile de nier qu’elle a profondément modifié les rapports de force régionaux. Face aux nombreuses crises qui ont affecté le Moyen-Orient depuis les années 1990, l’Iran est progressivement devenu l’un des principaux centres de décision stratégique de la région.
Il me semble également important de souligner que son approche des relations internationales ne repose pas sur une logique de confrontation permanente. Son objectif affiché a toujours été de préserver la capacité de décision autonome de l’Iran. Dans cette perspective, le dialogue diplomatique n’a jamais été exclu, mais il devait, selon lui, s’effectuer dans un cadre respectant pleinement la souveraineté nationale iranienne et l’égalité entre les États. C’est cette logique qui explique la constance de sa position dans les négociations internationales, notamment sur le dossier nucléaire.
Enfin, avec le recul, il apparaît que l’Ayatollah Ali Khamenei a accompagné l’émergence d’un monde beaucoup plus multipolaire que celui qui existait à la fin de la guerre froide. Le rapprochement stratégique de l’Iran avec plusieurs puissances asiatiques, le développement des BRICS, l’approfondissement des relations avec la Russie, la Chine et d’autres acteurs du Sud global traduisent une évolution des équilibres internationaux dans laquelle l’Iran cherche à inscrire sa politique étrangère.
En définitive, je dirais que l’Ayatollah Khamenei a exercé une influence déterminante non seulement sur l’évolution politique de l’Iran, mais aussi sur les équilibres régionaux. Son héritage réside moins dans une succession d’événements ponctuels que dans la mise en œuvre d’une vision stratégique de long terme, fondée sur la continuité de l’État, la défense de la souveraineté nationale, l’affirmation d’une identité civilisationnelle forte et l’adaptation progressive de l’Iran à un environnement international en profonde mutation. C’est cette cohérence, maintenue sur plus de trois décennies, qui explique en grande partie la place singulière qu’occupe aujourd’hui l’Iran dans les relations internationales.
2) Quels traits de sa personnalité politique — vision stratégique, gestion des crises, capacité d’influence — vous semblent les plus déterminants pour comprendre son long leadership ?
Si l’on cherche à comprendre la longévité du leadership de l’Ayatollah Ali Khamenei, il convient d’abord de l’analyser comme un phénomène institutionnel et stratégique plutôt que comme la seule expression d’une personnalité.
Depuis son accession à la fonction de Guide de la Révolution en 1989, il a exercé ses responsabilités dans un contexte marqué par des transformations majeures : la fin de la guerre froide, les guerres en Afghanistan et en Irak, les sanctions internationales, le dossier nucléaire, les bouleversements régionaux et l’évolution progressive du système international vers une plus grande multipolarité.
L’un des traits qui caractérisent le plus l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei est sa vision stratégique de long terme. Il ne semble jamais avoir conçu l’action politique comme une succession de réponses aux événements immédiats, mais comme la poursuite d’un objectif de continuité historique. Son approche consiste à préserver les intérêts fondamentaux de l’État iranien tout en adaptant les moyens d’action aux évolutions du contexte régional et international. Cette capacité à maintenir un cap, malgré les changements d’environnement, explique en grande partie la cohérence de la politique iranienne depuis plus de trois décennies.
Un deuxième aspect essentiel est sa gestion des crises. Au cours de son leadership, l’Iran a été confronté à des défis considérables : sanctions économiques, isolement diplomatique, tensions militaires, terrorisme régional, printemps arabes, guerre en Syrie, montée de Daech, crise nucléaire ou encore conflits au Moyen-Orient. Face à ces situations, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei a privilégié une approche fondée sur la résilience des institutions et la préservation de la stabilité de l’État. En effet, les institutions iraniennes ont traversé ces crises sans rupture majeure de leur fonctionnement.
Sa capacité d’influence constitue également l’un des éléments les plus marquants de son leadership. Son autorité ne découle pas uniquement de sa fonction constitutionnelle de Guide de la Révolution. Elle repose également sur sa capacité à inscrire son discours dans une continuité historique, reliant la Révolution islamique, l’identité chiite, l’héritage plurimillénaire de la civilisation perse et la souveraineté nationale. Cette articulation entre histoire, culture, religion et stratégie politique lui a permis d’exercer une influence qui dépasse largement le cadre des gouvernements successifs.
Il est également intéressant de constater que l’ayatollah Seyyed Ali Khamenei est souvent présenté comme un dirigeant profondément attaché à des principes, mais non dépourvu de pragmatisme. Les observateurs relèvent qu’il distingue généralement les objectifs fondamentaux, qu’il considère comme non négociables, des modalités permettant de les atteindre. Cette approche explique notamment que l’Iran ait pu, selon les circonstances, accepter des négociations diplomatiques tout en maintenant ses lignes rouges sur les questions qu’il juge essentielles pour sa souveraineté.
Enfin, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei semble inscrire son action dans une temporalité qui dépasse les échéances politiques immédiates. Son raisonnement apparaît davantage fondé sur la continuité historique de l’État, la préservation de l’indépendance nationale et l’adaptation progressive de l’Iran aux mutations du système international que sur la recherche de résultats à court terme. Cette vision de long terme constitue probablement l’une des principales clés permettant de comprendre la durée exceptionnelle de son leadership.
Avec le recul, il apparaît que la combinaison d’une vision stratégique, d’une gestion prudente des crises, d’une forte capacité d’influence institutionnelle et d’une volonté constante de préserver la souveraineté de l’Iran explique largement la place occupée par l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei dans l’évolution politique de l’Iran contemporain et dans les équilibres du Moyen-Orient. Quelles que soient les appréciations que l’on porte sur son action, son parcours constitue un objet d’étude majeur pour les spécialistes des relations internationales et de la géopolitique du Moyen-Orient.
3) Comment interprétez-vous les messages et mises en garde qu’il a adressés au fil des années aux puissances occidentales, notamment aux États-Unis et à l’Europe ?
Les messages et les mises en garde adressés par l’Ayatollah Ali Khamenei aux puissances occidentales doivent, à mon sens, être replacés dans une perspective historique plus large. Ils ne relèvent pas uniquement de la relation entre l’Iran et les États-Unis ou l’Europe ; ils traduisent une réflexion plus générale sur la place des États souverains dans un système international qu’il juge profondément déséquilibré.
L’un des fils conducteurs de son discours est la question de la souveraineté. Selon lui, un État ne peut être véritablement indépendant s’il ne conserve pas la maîtrise de ses choix politiques, économiques, technologiques et sécuritaires. Cette idée s’inscrit dans une expérience historique propre à l’Iran, marquée par des périodes d’ingérences étrangères et par la volonté de préserver une autonomie de décision.
Une autre dimension importante de ses prises de position concerne sa critique de certains aspects de la mondialisation contemporaine. Ses interventions mettent fréquemment l’accent sur les risques d’une uniformisation culturelle et sur la nécessité, pour chaque peuple, de préserver son identité historique, sa culture et ses références spirituelles. Cette réflexion dépasse le seul cas iranien et rejoint des débats plus larges sur les rapports entre mondialisation, souveraineté et diversité des modèles de développement.
Ses critiques des États-Unis et, plus largement, des puissances occidentales portent essentiellement sur leur politique étrangère telle qu’il l’interprète, notamment les interventions militaires, les sanctions économiques et les rapports de puissance. Ces critiques s’inscrivaient dans une vision des relations internationales fondée sur l’idée que la stabilité durable suppose un plus grand respect de la souveraineté des États et une limitation des logiques d’ingérence.
Avec le recul, certaines des questions soulevées dans ses discours trouvent aujourd’hui un écho dans les débats contemporains sur l’évolution du système international. L’émergence de nouvelles puissances, les discussions autour d’un ordre plus multipolaire, les interrogations sur les effets de la mondialisation ou encore les débats relatifs à l’autonomie stratégique de nombreux États illustrent des évolutions qui occupent désormais une place importante dans la réflexion géopolitique.
En définitive, que l’on adhère ou non à ses analyses, les messages de l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei témoignent d’une conception des relations internationales dans laquelle la souveraineté, l’identité nationale et l’autonomie stratégique occupent une place centrale. C’est sans doute cette cohérence intellectuelle, davantage que la seule dimension conjoncturelle de ses prises de position, qui explique l’intérêt qu’elles continuent de susciter chez les chercheurs et les spécialistes des relations internationales.
4) Certaines de ses analyses ou anticipations concernant les évolutions géopolitiques ou les rapports entre le monde occidental et le monde musulman vous paraissent-elles, avec le recul, pertinentes ou révélatrices de certaines dynamiques ?
Certaines des analyses formulées par l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei peuvent aujourd’hui être relues avec davantage de recul historique. Le rôle d’un analyste politique ou d’un spécialiste des relations internationales n’est pas de déterminer si elles étaient justes ou erronées, mais d’examiner dans quelle mesure elles trouvent un écho dans les évolutions observées depuis plusieurs décennies.
L’une des principales idées développées par l’Ayatollah Ali Khamenei concerne l’évolution du système international. Il a régulièrement soutenu que la domination d’un seul centre de puissance ne pouvait constituer un équilibre durable et que le monde évoluerait progressivement vers une redistribution des rapports de force. Avec le recul, l’affirmation de nouvelles puissances, le développement des BRICS, le rôle croissant de la Chine, de l’Inde et d’autres acteurs régionaux, ainsi que les débats sur la multipolarité, illustrent une transformation profonde de l’ordre international qui fait aujourd’hui l’objet d’un large consensus parmi les spécialistes.
Une autre dimension de sa réflexion porte sur les rapports entre le monde occidental et le monde musulman. Dans ses interventions, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei a souvent présenté ces tensions non comme un affrontement religieux entre civilisations, mais comme le résultat de différends politiques, stratégiques et historiques liés aux questions de souveraineté, d’intervention extérieure et d’équilibre des puissances. Cette distinction demeure un élément important de l’analyse géopolitique contemporaine, qui tend à privilégier les facteurs politiques, économiques et sécuritaires plutôt que les seules explications culturelles ou religieuses.
Il a également insisté sur les conséquences de la mondialisation en matière d’identité culturelle et de souveraineté. Ses discours expriment une préoccupation constante quant à la capacité des nations à préserver leur histoire, leurs traditions et leurs références culturelles dans un contexte d’interdépendance croissante. Cette interrogation dépasse largement le cas iranien. Aujourd’hui, elle se retrouve dans de nombreux débats internationaux portant sur la mondialisation, la cohésion nationale, la préservation des identités culturelles et les modèles de développement.
Par ailleurs, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei a souvent souligné que les relations internationales ne pouvaient être durablement fondées sur le seul rapport de force. Il défend une conception dans laquelle la stabilité suppose également le respect de la souveraineté des États, de leur autonomie stratégique et de leur capacité à définir librement leurs orientations politiques. Ces questions occupent désormais une place importante dans les discussions internationales, notamment parmi les États qui souhaitent une gouvernance mondiale plus représentative de la diversité des acteurs.
Avec le recul, il apparaît donc que plusieurs des thèmes abordés par l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei (la multipolarité, la souveraineté des États, les limites d’un ordre international dominé par une seule puissance, les effets de la mondialisation sur les identités nationales et le retour des facteurs civilisationnels dans l’analyse géopolitique) continuent d’alimenter les travaux de nombreux chercheurs et spécialistes des relations internationales. Ces questions demeurent aujourd’hui au cœur des grandes réflexions stratégiques sur l’évolution de l’ordre mondial.
Enfin, comment évaluez-vous la portée de ses prises de position dans le monde musulman, notamment en ce qui concerne les thèmes de l’indépendance politique, de la souveraineté et de l’unité des sociétés musulmanes ?
La portée des prises de position de l’Ayatollah Khamenei dans le monde musulman doit être appréciée à la lumière de la durée de son leadership et des profondes transformations géopolitiques intervenues depuis la fin des années 1980. Au-delà de la politique intérieure iranienne, ses interventions ont contribué à alimenter un débat plus large sur les notions de souveraineté, d’indépendance stratégique et de place des États musulmans dans un ordre international en mutation.
L’un des thèmes les plus constants de ses discours est celui de l’indépendance politique. L’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei a régulièrement soutenu que la véritable souveraineté d’un État ne pouvait être réduite à son indépendance juridique, mais supposait également la capacité de prendre librement ses décisions dans les domaines politique, économique, scientifique et sécuritaire. Cette conception de l’autonomie stratégique a trouvé un certain écho dans plusieurs pays qui s’interrogent sur les conditions d’un développement moins dépendant des grandes puissances.
Un autre aspect de sa pensée concerne la souveraineté culturelle et civilisationnelle. Ses interventions soulignent fréquemment l’importance, pour chaque nation, de préserver son identité historique, ses traditions et ses références spirituelles dans un contexte marqué par une mondialisation croissante. Cette réflexion s’inscrit dans un débat plus général sur les rapports entre modernisation, mondialisation et préservation des identités nationales, débat qui dépasse largement le seul monde musulman.
L’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei a également mis en avant l’idée d’une plus grande coopération entre les sociétés musulmanes. Ses prises de position insistent sur la nécessité de limiter les divisions internes et de développer des formes de dialogue et de coordination face aux défis communs. Dans les analyses consacrées à cette question, les chercheurs relèvent que cet appel a reçu des interprétations diverses selon les contextes nationaux et régionaux, certains y voyant une perspective de coopération accrue, tandis que d’autres en proposent une lecture différente au regard des réalités géopolitiques du Moyen-Orient.
Plus largement, son discours s’inscrit dans une vision des relations internationales fondée sur le pluralisme des civilisations et sur le respect de la diversité des modèles politiques. Cette approche rejoint des débats contemporains portant sur la multipolarité, la réforme de la gouvernance internationale et l’évolution de l’équilibre mondial. À cet égard, les thèmes de la souveraineté, de l’autonomie stratégique et du respect des identités nationales occupent aujourd’hui une place importante dans les travaux de nombreux spécialistes des relations internationales.
Avec le recul, il apparaît que les prises de position de l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei ont dépassé le seul cadre de la politique iranienne pour s’inscrire dans une réflexion plus large sur l’avenir du monde musulman et sur son insertion dans un système international en profonde évolution. Que l’on partage ou non les orientations qu’il défend, les questions qu’il soulève (indépendance politique, souveraineté des États, coopération régionale et affirmation des identités civilisationnelles) demeurent aujourd’hui au cœur de nombreux débats stratégiques et académiques.
Maitre Elie HATEM
Avocat au Barreau de Paris
Et près de la Cour pénale internationale.
Il a enseigné le droit et les relations internationales.
Il a été le Conseil de Boutros Boutros-Ghali, l’ancien Secrétaire général des Nations unies
Et de l’organisation internationale de la Francophonie.