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Le Hamas a annoncé lundi la dissolution du Comité d’urgence gouvernemental à Gaza et le transfert de l’administration de la bande de Gaza au Comité national.

Le président du Comité d’urgence gouvernemental, Mohammed al-Farra, a officiellement présenté sa démission, a déclaré Ismail Thawabta, directeur général du bureau des médias du Hamas à Gaza, lors d’une conférence de presse à Deir al-Balah, dans le centre de Gaza.

Seul le personnel technique et professionnel resterait en poste au sein du système afin d’éviter un vide administratif et technique, conformément à la feuille de route convenue par les factions palestiniennes au Caire, a précisé M. Thawabta.

Cette mesure a été prise « afin d’alléger les souffrances des citoyens résultant de la guerre en cours… du retard pris dans la reconstruction, du siège qui se poursuit, de la fermeture des points de passage et du refus de l’armée israélienne de se retirer », a-t-il déclaré.

M. Thawabta a exhorté toutes les parties concernées à accélérer les démarches afin que le Comité national pour l’administration de Gaza puisse entrer dans la bande de Gaza et assumer ses fonctions administratives.

Dans un communiqué séparé, le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a déclaré que cette initiative visait à éliminer les prétextes d’ingérence israélienne et a réaffirmé l’engagement du mouvement à transférer l’ensemble des responsabilités gouvernementales à Gaza.

À la mi-juin, les factions palestiniennes ont rencontré des médiateurs au Caire et ont remis leur réponse concernant une feuille de route pour la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu à Gaza.

Cette feuille de route, présentée par le « Conseil de paix » dirigé par les États-Unis, définit les mécanismes pour l’avenir de Gaza, notamment la reconstruction, le désarmement, le retrait israélien et le déploiement d’une force internationale de maintien de la paix, entre autres.

Lundi également, cinq Palestiniens ont été tués et au moins 18 autres blessés lors de frappes israéliennes distinctes visant des personnes déplacées et des zones résidentielles dans le sud de Gaza et à Gaza-Ville, selon Mahmoud Basal, porte-parole de la Défense civile à Gaza.

Aucun commentaire n’a été immédiatement formulé par la partie israélienne concernant ces incidents.

Ces frappes ont eu lieu malgré un accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025. Le Hamas et Israël continuent de s’accuser mutuellement de violer la trêve.

Les autorités sanitaires de Gaza ont déclaré lundi que le bilan depuis le cessez-le-feu s’élevait à 1 072 morts et 3 463 blessés, portant le bilan total à Gaza depuis le début du conflit en octobre 2023 à 73 098 morts et 173 571 blessés.