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capture d’écran d’une vidéo documentant la chute de missiles iraniens sur la base militaire US de Mouawaffak Salti en Jordanie. Juillet 2026.

Huitième jour de guerre États-Unis/Iran

Les frappes aériennes américaines contre les infrastructures côtières et les centres logistiques iraniens se sont poursuivies pendant la nuit, des explosions ayant été signalées à Bandar Abbas et à Qeshm, alors que cette huitième nuit de la campagne s’est étendue à la quasi-totalité des principales provinces iraniennes situées le long du détroit d’Ormuz et du golfe Persique. Les installations militaires US en Jordanie: cibles prioritaires des frappes balistiques iraniennes.

Des frappes balistiques et de drones en provenance d’Iran contre des installations militaires dans l’est de la Jordanie ont coûté la vie à deux militaires américains et en ont porté un autre aux disparus (bilan officiel fourni par les États-Unis); on fait état de dizaines de blessés et de dégâts importants causés à des appareils militaires, notamment des hélicoptères Black Hawk américains. Il semble que les bases militaires US et alliées en Jordanie sont des cibles prioritaires de l’Iran dans ce conflit. Des installations de dessalement d’eau de mer ciblée dans une zone où l’eau potable demeure un enjeu capital

Deux centrales électriques et usines de dessalement koweïtiennes ont été touchées par des attaques iraniennes menées sur deux jours, provoquant des incendies et faisant des blessés. Les analystes ont établi un lien entre ces frappes et les actions militaires américaines visant des infrastructures iraniennes, notamment une frappe contre une usine de dessalement en Iran méridional.

Première frappe iranienne en Arabie Saoudite depuis trois mois.

L’Iran aurait lancé un missile balistique sur une base américaine en Arabie saoudite, ce qui constitue la première attaque iranienne directe sur le territoire saoudien depuis près de trois mois et met en évidence les progrès réalisés par l’Iran en matière de capacités balistiques car les défenses anti balistiques US dans le royaume ont été très fortement renforcées depuis les derniers échanges de tirs.

Renforcement du dispositif défensif iranien à Ispahan

Des informations ont fait état de colonnes de véhicules blindés iraniens se déplaçant aux alentours d’Ispahan, ville qui abrite l’une des plus grandes installations nucléaires du pays. La nature et l’objectif de ces manœuvres restent flous, mais de telles activités à proximité d’un site sensible suscitent souvent une vigilance accrue. Le complexe nucléaire d’Ispahan occupe une place centrale dans le programme atomique iranien et fait depuis longtemps l’objet d’une surveillance internationale et de tensions diplomatiques. Ispahan est également un site important dans l’eschatologie musulmane.

Bahrein: bastion de la Ve flotte US et maillon faible de la région

Le Bahreïn est devenu le paradoxe de ce conflit: il abrite à la fois le QG de la cinquième flotte de l’US Navy et est devenu le maillon le plus faible des pays du Golfe face aux tirs de missiles et de drones iraniens reflétant un axiome fort redouté tant à Washington que dans la plupart des capitales arabes des États du Conseils de Coopération du Golfe (CCG) : le parapluie défensif US, payé rubis sur ongle, ne garantit pas la sécurité régionale.

L’Irak: cœur du dispositif militaire US dédiée à la défense du Levant.

Les systèmes de défense américains ont été activés au-dessus de l’Irak alors que les frappes se poursuivaient en Iran. Cette activation témoigne d’un conflit régional qui s’étend, les moyens militaires américains étant directement engagés pour contrer les menaces. Les frappes en cours en Iran indiquent une campagne soutenue, ce qui accroît le risque d’une nouvelle escalade. Cette évolution met en évidence la situation sécuritaire instable et l’implication directe des forces américaines sur le théâtre des opérations.

L’Iran menace les États-Unis

Il semble que la solide campagne de bombardements US sur l’Iran, relancée trois mois après un cessez-le-feu très durement obtenu, ne parvient pas à intimider un leadership iranien prêt à en découdre quel que soit le prix. Cela signifie également que les services de renseignement US/Israël ne parviennent pas à trouver la faille (dissension ou dissidence au sein de l’appareil d’État) suffisante pour actionner des leviers de guerre hybride avancée. Ce conflit risque de s’éterniser. Les dirigeants iraniens menacent publiquement qu’ils se vengeront des États-Unis et ces derniers mènent des attaques de représailles après avoir subi des pertes non divulguées.

Strategika51