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par Larry C. Johnson

L’image en tête de cet article nous rappelle que les guerres en Ukraine et en Iran ne sont pas nécessairement des conflits distincts. Les États-Unis restent au cœur des deux conflits et il existe un risque de débordement. L’attaque par drone menée samedi par l’Ukraine contre un navire iranien en mer Caspienne était, à mon sens, une tentative désespérée de Zelensky pour plaire à Donald Trump et montrer sa volonté de sacrifier davantage d’Ukrainiens dans une guerre qui n’a absolument rien à voir avec l’Ukraine. Comme vous pouvez le lire dans la légende de l’image ci-dessus, l’Iran se préparerait à frapper l’Ukraine avec un ou deux missiles. À mon avis, si cela se produit, l’Iran s’en prendra à des cibles à Odessa.

Par ailleurs, certains indices laissent penser que le Pakistan et le Qatar s’efforcent de relancer le protocole d’accord désormais caduc. La dernière information d’Interfax en est un indice :

Benjamin Netanyahu a informé les ministres de son gouvernement que les États-Unis insistaient sur le retrait des troupes israéliennes de Syrie, du Liban et de la bande de Gaza, selon Channel 13, qui cite une source bien informée.

D’après la source de la chaîne de télévision, Washington souhaite que les Forces de défense israéliennes procèdent à une « série de retraits » sur trois fronts, mais ne précise pas s’il s’agit d’un retrait complet ou partiel des troupes.

Cela me laisse penser que les Iraniens insistent, comme condition préalable à la relance du protocole d’accord, pour que le premier paragraphe de ce protocole désormais inactif soit respecté, c’est-à-dire qu’Israël se retire du Liban et de Gaza. Alors que Bibi affirme qu’il résistera fermement à Trump, la dépendance d’Israël vis-à-vis des États-Unis pour ses importations de diesel et de kérosène, deux produits essentiels, confère à Trump un levier décisif sur Netanyahou et Israël.

Comme je l’ai évoqué dans mon article précédent, les États-Unis sont confrontés à une pénurie croissante de missiles de précision et à des turbulences économiques naissantes, résultant de pénuries de diesel et de kérosène dues au manque de brut lourd. Jusqu’à présent, en puisant dans la Réserve stratégique de pétrole, l’administration Trump a pu repousser les chocs économiques liés à la hausse rapide des prix provoquée par la coupure des approvisionnements en pétrole en provenance du golfe Persique.

Trump est réticent à admettre que les États-Unis ne peuvent pas recourir à la force militaire pour contraindre l’Iran à se plier à leurs exigences. Cependant, les avertissements du chef d’état-major interarmées — le général Dan Caine et de l’amiral Cooper du CENTCOM concernant les limites de la puissance américaine et la pénurie potentielle de systèmes d’armes essentiels qui pourraient s’avérer nécessaires face à la Chine ou à la Russie ont joué un rôle crucial pour convaincre Trump de remettre le protocole d’accord en place.

Je devrais y voir plus clair sur cette question d’ici lundi midi et j’aborderai les dernières informations concernant le protocole de transition demain après-midi.

Sonar21