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Washington a considérablement réduit ses stocks de missiles intercepteurs, compromettant ainsi sa capacité à lutter contre la Chine, tout en accordant la priorité à la protection d’Israël.

(Photo credit: AP Photo/Jon Gambrell, File)

Le général américain le plus haut gradé en Europe a informé le Pentagone cette semaine qu’il ne dispose pas de suffisamment d’unités navales pour protéger Israël contre d’éventuelles frappes de missiles iraniens, selon un article du Washington Post publié le 1er août.

Le général Alexus Grynkewich, chef du Commandement des États-Unis en Europe (EUCOM), a notifié par écrit aux principaux responsables du Pentagone que, sans un destroyer supplémentaire, il sera contraint de choisir entre défendre la “patrie” américaine et défendre Israël.

L’avertissement de Grynkewich survient alors que le président américain Donald Trump continue d’intensifier la guerre contre l’Iran.

La marine américaine assume une responsabilité importante dans cette guerre, notamment en bloquant les ports iraniens en réponse à la fermeture du détroit d’Ormuz par la République islamique.

Les destroyers de la marine américaine présents en Méditerranée orientale font depuis longtemps partie intégrante de la stratégie de défense d’Israël. Ils sont équipés de systèmes radar et de missiles intercepteurs capables d’intercepter les missiles balistiques et les drones iraniens.

L’EUCOM est chargé de protéger Israël depuis la Méditerranée et de dissuader toute incursion terrestre russe dans les États membres de l’OTAN.

La marine américaine dispose de cinq destroyers déployés depuis Rota, en Espagne, et un sixième devrait les rejoindre dans le courant de l’année. Ces navires sont confrontés à des problèmes de maintenance en raison des campagnes prolongées.

Les États-Unis connaissent également une pénurie de missiles intercepteurs, dont la fabrication est coûteuse et le réapprovisionnement difficile.

Des évaluations du Pentagone réalisées au début de la guerre ont montré que les forces américaines ont

“assumé l’essentiel de la défense d’Israël contre les missiles balistiques iraniens”.

Washington a utilisé davantage de ses armes défensives, notamment le système THAAD (Terminal High Altitude Area Defense) et des intercepteurs navals, pour défendre Israël contre les attaques de missiles et de drones iraniens qu’Israël n’a utilisé de ses propres stocks d’intercepteurs.

Les stocks américains de missiles Patriot sont désormais tombés en dessous de 1 000 et ceux de THAAD à environ 250, selon le Center for Strategic and International Studies (CSIS).

Israël n’a pas pris part à la guerre contre l’Iran depuis que Washington et Téhéran ont signé un protocole d’accord et un cessez-le-feu à la mi-juin.

Trump a repris les attaques contre l’Iran il y a trois semaines.

La semaine dernière, le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a déclaré qu’Israël se contente de rester en dehors des combats et de laisser les États-Unis et leurs alliés du Golfe mener la guerre au nom de Tel-Aviv.

“Israël n’a aucun intérêt à se joindre à cette campagne – la situation actuelle est bien la meilleure pour nous”, a déclaré Smotrich mardi.

Par ailleurs, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est rendu à la Maison Blanche la semaine dernière et a fait pression sur Trump pour qu’il intensifie la guerre en imposant un blocus terrestre à l’Iran.

Selon un reportage de CBS News diffusé vendredi, Washington et Tel-Aviv prévoient une escalade significative de la guerre d’agression en ciblant les infrastructures énergétiques vitales de l’Iran.

The Cradle