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Fars News – Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que Téhéran utiliserait tous les moyens à sa disposition pour exercer son droit inhérent à la légitime défense face aux violations persistantes commises par les États-Unis à l’encontre de la République islamique.

Dans un communiqué publié samedi, le ministère a déclaré que les forces armées iraniennes poursuivraient leurs opérations défensives « de toutes leurs forces », tout en réaffirmant la détermination de la République islamique à résister à l’agression américaine en cours contre la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays.

Le ministère a exprimé sa « profonde admiration et sa reconnaissance » pour les sacrifices et les efforts consentis par les forces armées iraniennes et a rendu hommage à ceux qui ont trouvé la mort en défendant l’indépendance et l’intégrité territoriale de la nation.

Les États-Unis ont commis de nombreuses violations du territoire iranien depuis début avril, date à laquelle le président américain Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu unilatéral lors de la dernière vague d’attaques américano-israéliennes non provoquées visant la République islamique.

Ces violations se sont poursuivies même après la signature, en juin, d’un protocole d’accord négocié par le Pakistan entre Washington et Téhéran, dont la première clause imposait clairement la cessation des attaques sur tous les fronts.

Les États-Unis ont également tenté d’aider des navires à contourner la voie maritime désignée par la République islamique pour un passage sûr et légal à travers le détroit d’Ormuz, en cherchant à escorter les navires intrus à travers un passage illégal.

Les forces armées iraniennes ont mené des représailles sans concession face à chaque cas de violation, y compris celles commises pour faciliter la circulation illégale de navires dans cette voie navigable.

Le ministère des Affaires étrangères a par ailleurs souligné que les États-Unis n’avaient pas respecté les engagements pris dans le cadre de ce protocole d’accord.

Il a cité ces manquements, ainsi que le maintien par Washington d’un blocus naval contre les ports et la navigation commerciale iraniens, l’intensification de la pression économique et les menaces illégales proférées à l’encontre de la nation, comme d’autres exemples de l’hostilité américaine envers la République islamique.

Ces actes d’agression ont notamment consisté en des attaques contre des cibles civiles, des infrastructures civiles et des citoyens iraniens à l’intérieur et à l’extérieur de l’Iran, a rappelé le communiqué, qualifiant ces atrocités de violation de l’article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations unies.

Le blocus, a-t-il ajouté, constitue un acte d’agression au sens de la définition de l’agression donnée par les Nations unies, précise le communiqué, citant la résolution 3314 de l’Assemblée générale des Nations unies du 14 décembre 1974.

Le ministère a mis en avant les déclarations du président américain concernant la résiliation du protocole d’accord, l’annulation de l’autorisation de vente de pétrole iranien et le rétablissement du blocus naval.

Selon le communiqué, ces développements constituaient des « indications claires et incontestables » que l’administration américaine avait déjà prévu de violer le protocole d’accord, de remettre en cause les droits souverains de l’Iran dans le détroit d’Ormuz et d’aggraver les tensions.

Le communiqué a replacé cette dernière confrontation dans le contexte d’une longue histoire d’hostilité des États-Unis envers l’Iran.

Selon le ministère des Affaires étrangères, Washington a poursuivi des ambitions expansionnistes et coloniales dans la région et s’est servi de son soi-disant objectif d’empêcher l’Iran de se doter d’une « arme nucléaire » – une allégation que la République islamique a invariablement rejetée –, en invoquant une « menace iranienne imminente » et une « action préventive pour la défense d’Israël » comme justifications d’une attaque militaire visant le territoire iranien.

Le ministère a rejeté ces explications, affirmant au contraire que la cause sous-jacente de ces attaques résidait dans l’attachement de l’Iran à son indépendance et à sa souveraineté nationale, ainsi que dans sa résistance aux exigences et aux pressions américaines.

Le ministère des Affaires étrangères a fait valoir que ces circonstances exigeaient que le Conseil de sécurité de l’ONU intervienne pour mettre fin à ces attaques et demander des comptes aux responsables.

Il a toutefois critiqué le Conseil pour son incapacité à prendre des mesures efficaces contre les agresseurs, comparant la situation à son comportement lors de la guerre de 1980-1988, soutenue par l’Occident, menée par l’ancien dictateur irakien Saddam Hussein contre l’Iran.

Le ministère a également critiqué le secrétaire général de l’ONU, soulignant qu’à part avoir publié plusieurs « déclarations vagues et équivoques », António Guterres n’avait pris aucune mesure significative.