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Des sources diplomatiques ont révélé à Al Mayadeen que des membres des services de renseignement américains avaient été licenciés et que les évaluations concernant une guerre contre l’Iran avaient été modifiées pour s’aligner sur l’agenda politique de Trump.

Des sources diplomatiques ont déclaré jeudi à Al Mayadeen qu’un récent rapport américain classé « Top Secret » faisait état de modifications apportées aux évaluations des services de renseignement concernant la guerre contre l’Iran.
Ces sources ont confirmé que le document comprenait des modifications qui affectaient le contenu des rapports et des analyses des services de renseignement concernant la guerre contre l’Iran, afin de les aligner sur les souhaits et les motivations politiques du président américain Donald Trump.
Ce rapport, préparé par les commissions de la Chambre des représentants chargées de la sécurité intérieure et de la sécurité nationale, porte sur la période durant laquelle William Bolty a occupé le poste de directeur par intérim du Bureau du directeur du renseignement national (ODNI).
Des sources ont révélé à Al Mayadeen que certains opposants au sein de la Chambre des représentants et du Sénat estiment que ces modifications visent à écarter les responsables qui s’opposent aux décisions de Trump, notamment en ce qui concerne son approche vis-à-vis de la Russie et de l’Iran.
Cette ingérence présumée dans les évaluations des services de renseignement intervient alors que Washington poursuit sa guerre contre l’Iran, ce qui rend les renseignements concernant les capacités de Téhéran et le déroulement du conflit directement pertinents pour les décisions militaires et politiques américaines.
La purge au sein de l’ODNI s’accélère sous Bolty
Selon ces sources, l’affaiblissement de l’ODNI s’est accéléré par rapport à la période où Tulsi Gabbard dirigeait ce bureau.
Dans le cadre de ces changements administratifs, un grand nombre de directeurs et d’experts de l’ODNI ont été licenciés, notamment des spécialistes chargés de la Russie, de la Chine et de l’Union européenne.
Les sources ont ajouté à Al Mayadeen qu’environ 400 employés supplémentaires pourraient également être licenciés, y compris du personnel du Centre national de lutte contre le terrorisme.
Cette purge intervient à un moment où Washington est confronté à des défis géopolitiques majeurs impliquant l’Iran, la Russie et la Chine. Le départ des spécialistes chargés de ces dossiers pourrait priver davantage l’appareil du renseignement américain de son expertise institutionnelle à un moment critique.
Les changements signalés vont donc au-delà d’une simple restructuration de l’administration de l’ODNI, puisqu’ils touchent le personnel chargé de produire des évaluations sur les pays au cœur de l’agenda de la politique étrangère de Washington.
Les effectifs de l’ODNI déjà réduits sous Gabbard
Cette dernière restructuration fait suite à une réduction substantielle des effectifs de l’ODNI sous le mandat de Gabbard.
Selon des sources diplomatiques, le nombre d’employés de l’agence est passé d’environ 2 000 à 1 300 pendant la période où Gabbard était à la tête de l’agence.
Le licenciement potentiel de 400 employés supplémentaires réduirait encore davantage les effectifs de l’ODNI, y compris ceux affectés au Centre national de lutte contre le terrorisme.
L’ampleur de ces réductions, combinée aux changements signalés concernant les renseignements relatifs à la guerre contre l’Iran, laisse entrevoir une transformation en profondeur de l’ODNI sous l’administration Trump.
Le départ de Gabbard fait suite à des tensions concernant l’Iran
Ces derniers développements font également suite à la démission de Gabbard de son poste de directrice du renseignement. En mai, The Guardian avait rapporté que la Maison Blanche avait fait pression sur Gabbard pour qu’elle quitte ses fonctions, citant des informations selon lesquelles Trump aurait demandé en privé à des membres de son administration s’il devait la remplacer.
Le journal a indiqué que Gabbard était tombée en disgrâce en raison de son opposition aux interventions étrangères des États-Unis et aux guerres visant à renverser des régimes.
Il a également rapporté qu’elle avait à plusieurs reprises irrité Trump par sa gestion des renseignements concernant le programme nucléaire et les capacités de l’Iran.
Son départ apporte un éclairage important sur la restructuration en cours, d’autant plus que l’administration mène une politique de plus en plus agressive envers l’Iran et recherche des évaluations des services de renseignement qui soutiennent les objectifs de Trump.