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On récolte ce que l’on sème

Julian Macfarlane

On dirait que tout le monde veut parler à « Vlad ».

Il y a d’abord eu John « le Rat » (Cliffe), qui s’est envolé pour Moscou à bord d’un C-17A Globemaster II. Witkoff et Jared Kushner ont utilisé un Boeing de l’USAF pour se rendre à Moscou afin d’y mener un entretien de trois heures, avant de se rendre à Kiev via la Pologne et un train de nuit.

La vidéo ci-dessous présente quelques points de vue intéressants à ce sujet.

Cette vidéo inclut ses commentaires sur Poutine, qui s’inscrivent dans la lignée de la propagande occidentale, faisant référence à des attaques « non provoquées » en 2014 (Crimée) et par la suite. « Poutine ne comprend que le langage de la force ». Poutine doit restituer TOUTE l’Ukraine d’avant 2014, y compris les régions qui ont organisé des scrutins démocratiques pour faire sécession et rejoindre la Russie, en invoquant leur droit à l’autodétermination en vertu du droit international.

Cela en dit long sur Carney. C’est un Trudeau un peu moins farfelu qui sait clairement que ce qu’il dit est faux, mais qui manque d’intégrité pour proposer une analyse honnête.

Quoi qu’il en soit, Witkoff et Kushner ont fait de leur mieux pour faire de la lèche à Poutine.

Vous vous souviendrez qu’hier, j’ai publié un article en russe sur le panthéon nazi de Kiev, qui souligne la colère russe face au manque de respect manifesté envers les héros russo-ukrainiens.

Poutine a soulevé cette question du nazisme ukrainien et de ce qu’elle implique.

Le régime de Kiev a cessé de cacher sa véritable nature en réinhumant des nazis.

Les émissaires américains ont « pris note » de ces remarques au cours des pourparlers.

De plus, bien sûr, Poutine a laissé entrevoir la possibilité de futurs projets majeurs entre les États-Unis et la Russie, qui sont peu probables pour les dix ou vingt prochaines années, ou quel que soit le temps qu’il faudra aux États-Unis pour renoncer à leurs tentatives de domination mondiale.

La question nazie est directement liée aux objectifs de la Russie dans le cadre de l’opération militaire spéciale (OMS). Premièrement, la démilitarisation, c’est-à-dire la destruction des forces armées ukrainiennes. Puis la dénazification, ce qui signifie la fin de l’État ukrainien dont l’identité nationale repose sur une idéologie néonazie, promue par le MI6 et la CIA dans l’après-guerre.

Alors que la russophobie est utilisée dans de nombreux pays européens pour promouvoir des versions locales du fascisme, parallèlement à l’expansion de l’OTAN qui empiète sur les frontières russes, il ne peut y avoir aucun compromis avec Kiev. La CIA est toujours active et contrôle le SBU. Le MI6 contrôle le GUR. D’où les récents échanges de tirs à Kiev. L’Ukraine est-elle vraiment une nation souveraine ?

Poutine aurait souligné que la Russie « intensifierait ses actions au-delà de ce que Kiev peut imaginer si une cause raisonnable était fournie ». De toute évidence, Zelensky a déjà donné à la Russie une « cause raisonnable ».

Quoi qu’il en soit, Poutine a suspendu les frappes sur Kiev pendant que Witkoff et Kushner s’y trouvaient.

Mais il a continué à frapper les infrastructures et le trafic maritime de la mer Noire, ainsi que :

  • Kamianske (région de Dnipropetrovsk)
  • Odessa : un barrage massif de drones et de missiles pendant la nuit
  • Dnipro : attaques de drones dans la ville
  • Oblast de Kiev (en dehors des limites de la ville) : des dizaines de cibles réparties dans 5 districts.
  • Régions de première ligne et frontalières : 160 drones et plusieurs missiles balistiques visant Kharkiv, Jytomyr, Poltava, Khmelnytskyi, Soumy et Zaporijia.

Poutine est bien sûr conscient que Trump sortira affaibli des élections de novembre et que les factions russophobes — tant chez les Démos que chez les Répub. — domineront le Congrès. Puisque, pour reprendre les termes de Carney, la seule langue que comprennent les États-Unis est celle de la force, la Russie doit intensifier ses actions jusqu’à la frontière polonaise.

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