Étiquettes
armée israélienne, Benjamin Netanyahu, Colline d’Ali al-Taher, Hezbollah, Israël, Israel Katz, Liban
Israël affirme que la destruction du complexe stratégique de tunnels du Hezbollah situé sous la colline d’Ali al-Taher achève la mise en place de sa « zone de sécurité » dans le sud du Liban

À l’aide d’énormes quantités d’explosifs, l’armée israélienne a détruit le complexe de tunnels souterrains du Hezbollah situé sous la colline d’Ali al-Taher, dans le sud du Liban, ont annoncé le 10 septembre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre de la Guerre Israel Katz.
Cette colline revêt une importance militaire majeure en raison de son altitude élevée et de son emplacement, qui surplombe une vaste partie du sud-est du Liban, notamment Nabatieh, Tebnine et la région d’Iqlim al-Tuffah.
Avec la destruction du réseau de tunnels d’Ali al-Taher, Israël a achevé la mise en place de sa « zone de sécurité dans le sud du Liban », indiquent Netanyahu et Katz dans leur communiqué.
Selon l’armée israélienne, le Hezbollah avait construit un réseau de tunnels sous la colline, qui servait de « centre névralgique » à la division Badr du mouvement de résistance.
La chaîne israélienne Channel 12 a rapporté que plus de 1 100 tonnes d’explosifs ont été utilisées pour faire sauter les tunnels d’Ali al-Taher.
À la suite des détonations, un séisme d’une magnitude de 4,1 sur l’échelle de Richter a été détecté dans le sud du Liban.
Des images complètement folles montrant l’armée israélienne en train de faire sauter la crête d’Ali Taher. Les explosions ont été si puissantes qu’elles ont déclenché un séisme de magnitude 4,1 dans le sud du Liban, selon l’US Geological Survey.
Ces événements surviennent alors que des informations font état d’un nouveau cycle de pourparlers bilatéraux… pic.twitter.com/0bEsSyVXP1— Nada Maucourant Atallah (@MaucourantNada) 10 septembre 2026
Les troupes israéliennes ont mené une opération de plusieurs mois pour s’emparer de ce complexe de tunnels, qui s’étendait, selon les informations, sur plus de 2 kilomètres et abritait des dizaines de roquettes, de missiles et de drones, ainsi que des missiles antichars, des mines et des engins explosifs.
Selon l’armée israélienne, le complexe comprenait également des centres de commandement, des entrepôts d’armes et des quartiers d’habitation permettant aux combattants du Hezbollah de rester sous terre pendant de longues périodes.
Le général de brigade israélien Yiftach Norkin, commandant de la 36e division, a déclaré que ses troupes « avaient mené l’une des opérations les plus complexes que nous ayons jamais menées » pour détruire les tunnels souterrains de la crête d’Ali al-Taher et d’autres infrastructures du Hezbollah dans la région.
Le journal Maariv a rapporté que, selon un haut responsable israélien, environ 50 combattants de la résistance du Hezbollah se trouvaient dans le réseau souterrain au début de l’opération.
Le responsable a précisé que les combattants de la résistance libanaise retranchés s’étaient vu offrir la possibilité de se rendre en brandissant un drapeau blanc, mais qu’ils avaient refusé.
« L’organisation s’est battue pour cette crête comme nulle part ailleurs », a déclaré le haut responsable.
La crête d’Ali Al Taher avant et après les attaques israéliennes qui ont provoqué une secousse de magnitude 4,1 et laissé la colline dévastée.
Photos partagées par des habitants. pic.twitter.com/GsGggIa5Mf— Nada Maucourant Atallah (@MaucourantNada) 11 septembre 2026
Selon ce responsable, le Hezbollah a sollicité à plusieurs reprises l’aide de l’Iran tout au long du processus.
L’Iran aurait averti les États-Unis le mois dernier qu’il réagirait avec force si les attaques israéliennes sur la crête se poursuivaient.
L’armée israélienne a déclaré qu’elle maintiendrait les hauteurs proches d’Ali al-Taher sous ce qu’elle a qualifié de « contrôle des tirs » afin d’empêcher le Hezbollah de s’y redéployer.
« Nous ne partirons pas », a précisé ce haut responsable.
De son côté, M. Katz a déclaré que l’armée israélienne avait désormais mis en place une « zone de sécurité fortifiée sans précédent » s’étendant de la côte libanaise à l’ouest jusqu’à la région de Shaqif et aux accès au mont Hermon à l’est, à la frontière syrienne.
Les troupes israéliennes ont occupé les hauteurs stratégiques du mont Hermon en décembre 2024 après que le gouvernement syrien de Bachar al-Assad eut été renversé par des combattants extrémistes de Hayat Tahrir al-Sham (HTS) avec l’aide des États-Unis, de la Turquie et d’Israël.
La prise du mont Hermon a permis à Israël d’exercer un contrôle des tirs sur de vastes portions du sud-ouest de la Syrie, y compris la capitale, Damas.
Par ailleurs, les forces israéliennes ont poursuivi vendredi leurs opérations systématiques de démolition et de bombardement dans des villages du sud du Liban, notamment dans la ville de Mansouri, dans le district de Tyr (Sur), où elles ont fait sauter l’école publique.