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Le secrétaire général du Hezbollah a réaffirmé que la question des armes de la résistance n’était pas négociable tant que l’occupation israélienne perdurerait et que l’agression contre le Liban se poursuivrait, soulignant que la résistance « se poursuit en vertu de la légitimité du droit à la résistance et de ce que garantit la Constitution de Taëf, et qu’elle fera face à toute agression contre elle et contre le Liban ». Il a appelé l’ennemi à se retirer conformément à l’accord du 27 novembre et à la résolution 1701, et à permettre le déploiement de l’armée libanaise au sud du fleuve Litani.

Dans un communiqué publié hier concernant les développements politiques au Liban et dans la région, Le secrétaire général a estimé que l’« accord-cadre » était dépourvu de légitimité, car il enfreignait « la Constitution, les accords de Taëf, les lois, le discours de prestation de serment présidentiel et le communiqué ministériel », le qualifiant de « nul et non avenu », dans la mesure où « il donne à l’ennemi ce qui ne lui appartient pas, cède les sources de puissance du Liban et s’appuie sur la discorde et la destruction du pays ».

Il a affirmé que le Hezbollah était concerné par l’accord irano-américain, qu’il considère comme « la seule source de force disponible, outre la résistance, notre peuple et ses partisans », et qui a « prouvé son efficacité dès la signature du protocole d’accord en réduisant le niveau d’agression contre le Liban ». Il a appelé à « mettre fin à la tutelle américaine et à son emprise sur certains leviers de l’État », soulignant que « la tutelle est comme l’occupation, et toutes deux constituent une violation de la souveraineté ». En revanche, il a souligné l’attachement du parti à l’unité nationale et sa volonté « de faire tout ce qui est de son pouvoir pour combler la fracture et unifier la position », exigeant des autres qu’ils prennent des mesures concrètes pour confirmer leur engagement en ce sens.

Concernant les résultats des élections israéliennes, il a déclaré que le parti ne se souciait pas de savoir qui gouvernait « l’entité israélienne occupante », affirmant que n’importe quel gouvernement israélien « ne pourra pas poursuivre son occupation et devra se retirer de notre territoire ».

Il a réaffirmé la promesse faite par le Hezbollah en matière de reconstruction, soulignant : « Nous resterons unis pour assurer l’hébergement, la remise en état et la reconstruction, en mobilisant nos moyens et nos efforts afin que l’État libanais s’acquitte de ses devoirs, avec l’aide des pays frères et amis. » Il a rassuré en affirmant que « les relations sont solides entre le Hezbollah, le mouvement Amal et les forces alliées qui soutiennent la résistance, autour des principes de la souveraineté du Liban, de l’importance du rôle de l’armée nationale et de son soutien, du rejet de la discorde sous toutes ses formes, ainsi que du dialogue et de la compréhension avec toutes les composantes du peuple libanais et les autorités, dans le cadre des principes immuables de la souveraineté et de la Constitution ».

Il a souligné que « le coût de la résistance est exorbitant », mais il a insisté sur le fait que « la capitulation et les concessions ne laissent rien derrière elles. Sans la résistance, les sacrifices et la ténacité des Libanais, sans leurs martyrs, leurs blessés et leurs prisonniers, et sans les déplacements et les destructions qu’ils ont endurés, l’ennemi israélien aurait commencé à établir des colonies et à contrôler l’ensemble du Liban, tant sur le plan politique et administratif que territorial ».